OK. Réecouter OK Cowboy à s'en faire exploser les tympans. Dans cette daube-à-pingouins-de-droite qu'est le Figaro Magazine, lire une certaine Charlotte G. citant OK Computer, un peu après Transformer. Butiner, puis s'envoler. Allumer une énième cigarette, j'arrête demain. Ailleurs, se laisser troubler par une note qui, à cet instant précis, semblerait faire écho à mes maux, sourire de la coïncidence. Encore ailleurs, retrouver un lapin photographié sous le même angle, très exactement une semaine plus tôt, sourire de la coïncidence. Prendre le temps de prendre le temps, mais pas trop, juste un peu, le temps de. Ignorer les petits vieux spécialisés en grillage de politesse, certainement trop pressés de mourir; pester sur les petites vieilles ayant pris l'habitude d'hurler sur leur batard de clébard, toutes les nuits, dans mon voisinage, de préférence vers quatre heures du matin; ignorer d'autres petites vieilles qui n'ont rien vraisemblablement d'autre à foutre de leurs journées que d'agresser tout ce qui se trouve sur leur passage, de préférence dans un supermarché bien fréquenté; ignorer d'autres petites, moins vieilles, qui semblent avoir fait de la pétasserie un art de vivre, vulgarité poussée à l'extrême. Réussir, en deux semaines, à mettre un semblant d'ordre dans un désordre sentimental vieux de deux ans. Ou pas. Penser à aller voir Poni Hoax à la flèche d'or, rue de Bagnolet, d'ici quelques jours. Rêver, un peu. Se moquer d'une chatte au dos à moitié rasé. Ne pas avoir de nouvelles de sa génitrice, coïncidence troublante après trois nuits courtes et absolument pas reposantes, dont le seul souvenir est une répétition de cauchemars bien trop réels, bien trop violents, en rapport avec ladite génitrice. Je n'ai pas utilisé ce mot depuis bien longtemps: « ambigu ».
(sur: Imperia - The Lotus Eaters [Tribute to Dead can Dance])
3 commentaires:
je viens de finir de lire les 3/4 de ton blog...
Je reste imprégner de tout ce que j'ai lu...
C'est la seule chose que je trouve à dire...
par psyché (2006-09-11 10:02:38)
merci, via la magie des referrers, de m'avoir permis de cheminer jusqu'ici.