| Un peu de... toi | |
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Vendredi 2 mai 2003 - 22:45
2 mai, jour des boulets
Ambiance: Truffaz remixé par DJ Netic, en live sur Nova
Lieu: suspendu à un verre de bon vin, en attendant un hachis parmentier préparé avec beaucoup d'amour Fiew, encore une journée qui commence (très) tard, et qui est bien partie pour finir (très) tard. Première activité, répondre à un boulet qui a eu le malheur de s'abonner à un de mes services de location de serveurs de jeux (ici), et qui me fait le plaisir de commencer sa discussion par un superbe «SA MARCHE PO» répété pas moins de 7 fois en italique, gras, vert, et taille +4, via ICQ (véridique!). Un boulet remis à sa place plus tard, je sortais tranquillement pour achever unemission «Banque de France», non pas pour vérifier si ma gentille banquière m'a encore mis dans un obscur fichier pour 3 € de découvert, mais plus simplement pour échanger quelques 5 kilos de pièces en Francs en billets tout neufs, en Euros. La mission aurait pu être accomplie quelques jours plus tôt, mais cette (superbe, indispensable et presque en faillite) institution n'ouvrant que les jours pairs de 13h30 à 15h30 (hors lendemains de pleine lune), ca limite fortement mon champ d'action. Après 10 minutes passées à attendre que les 5 vigiles de l'entrée encerclent un pauvre Congolais venu échanger un billet lessivé par erreur, en délaissant tous les contrôles de sécurité (c'est la Banque de France, faut pas déconner, détécteur de métaux & co), je me faufile avec mon sac plein de cuivre, pour prendre mon «ticket». Pourquoi un ticket ? Il n'y a personne devant moi, le flux de contribuables ayant été considérablement ralenti par les vigiles débiles suscités. Mais non, c'est la Banque de France, faut pas déconner, retournez prendre votre ticket. Un ticket et 10 minutes d\'attente (évidemment, du coup, il y avait du monde devant moi) plus tard, je me retrouve devant un bulldog aigri, parfaitement impoli, enfermé dans un bureau blindé et climatisé individuellement, qui en arrive presque aux insultes, parce que je n'ai pas trié la dizaine de pièces blanches qui faisait partie du lot. Merci Mâdâme, Au revoir Mâdâme. Fiou, fini. Il est 15h31, il se fait faim. Après un détour par les Halles, je passe me prendre un horrible «truc» avec du poulet, des frites, assez de graisse pour me faire prendre les 12 kilos que je n'arrive -déséspérément- pas à prendre. Mais évidemment, quand on demande poliment aux gens de ne pas mettre l'ingrédient qu'on déteste, en l'occurence des oignons, ils le font quand même. Enfin bon, OK, dépité, je vais trier. On sort le baladeur, un peu de Massive très très fort, le temps de rentrer à pieds. Et de ne pas entendre le quatrième boulet de la journée qui s'acharne sur mon mobile: 19 appels en abscence en moins de 30 minutes. Trop merci. Enfin, c'était un futur client qui avait un besoin urgent («bonjour !! j'ai un besoin vital d'installer mon serveur dans moins de deux heures !!», qui évidemment est beaucoup moins urgent après avoir réussi à me joindre. Après lui avoir cordialement fait remarquer qu'il suffisait de laisser *un* message, et après le blabla commercial habituel (oui mais non, ne prenez pas deux baies et 10 mbit/s de bande passante dédiée pour votre startup qui lance la première phase de son site en développement sur un vieux cobalt, je ne veux pas d'impayés), déboutant sur un contrat signé, je pensais pouvoir souffler un peu. Et non ! Jamais quatre sans cinq (?), le dernier boulet de la journée, enfin, je l'espère, se manifeste sous la forme d'un mail limite méchant, du style « gna gna quitte à avoir une relation comme ça et agir que par interet, ca sert à rien, alors autant ne pas en avoir du tout gna gna ». On va rester zen, répondre tranquillement. Pas de résultat, une réponse laconique du type «Laisse tomber, j'en vois pas l'interet.» - me maile pas si tu n'en vois pas l'intérêt, nabot! -. Tant pis, un gars inintéressant et fade de moins dans le répertoire du GSM, ca fera de la place pour les gens bien(c). Journée finie, je suis à côté de mon Amoureuse, sur un canapé, à attendre que le diner cuise, avec un bon verre de vin, de la bonne musique, et un téléphone éteint. Mais une pensée horrible me vient à l'idée: et si c'était tous les jours le 2 mai ?
4 commentaires:
oui mais bon... a garder que les gens bien dans son carnet d'addresse on finit par plus voir grand monde, enfin ca c'est juste le résultat d'années de semi autisme, m'enfin tu sais très bien que toutes ces brouilles sont cycliques, dans trois mois tu verra bien, mais je parie que tu aura encore une phase sociale ardente. Tiens j'essaierai aussi a l'occasion.
par juan (2004-04-19 23:22:53)
"Evidemment, quand on demande poliment aux gens de ne pas mettre l'ingrédient qu'on déteste, en l'occurence des oignons, ils le font quand même."
Le truc c'est de dire qu'on est allergique. J'ai testé pour vous, ça marche quasi toujours.
par Nacara (2004-04-19 23:25:14)
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