| Un peu de... toi | |
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Dimanche 4 avril 2004 - 01:21
Quotidien parisien
Encore bercé par les rythmes de la veille, repenser à ce samedi si ordinaire.. Se lever (très) tard, mais contradictoirement avoir (très) peu dormi. Se sentir complètement embrumé au réveil, dans un monde de coton et de sourires. Constater qu'après une grosse semaine, lente accumulation de fatigue, il faudra penser à dormir un peu plus. Avoir du mal à reprendre ses esprits, à faire de l'ordre dans ses idées. Se dire que ca ne va pas être une journée pour écrire, ni pour communiquer. Changer d'avis après les premiers effets d'un quelconque remède contre le mal de tête. Constater l'évolution positive de sa cyclothymie, sur ces derniers jours, à l'ombre de ces rayons de soleil étrangement agressifs.
Vient l'instant T. Cette nouvelle habitude, mais uniquement si elle peut être partagée. Une excuse pour converser un moment, au calme. Une justification pour parler de tout et de rien. Et constater qu'il en a des choses à dire, ce voisin de palier. Discuter de Paris-France-Europe, de Bangkok-Thaïlande-Asie. Constatations, comparaisons, comparations, anectodes parfois surprenantes, préjugés dénoncés. Au bout du compte, se dire que la première impression n'est pas toujours celle qui reste. Le décrire comme un des "ambassadeurs" de la nouvelle usine du monde, un de ceux qui sont venus goûter à la vie européenne, qui s'y sont plu, et qui ont compris comment tirer meilleur parti de leurs attaches. Mais aussi fuire certaines différences... Laisser la conversation dévier sur les voyages, paysages, coutumes, langages, populations, problèmes locaux. Évoquer une envie, devenue une certitude au fil des mois : descendre dans le sud. Préciser que c'est un sud aride, chaud, à plus de quatre heures de vol de notre capitale, sans escale. Résumer cette envie à des souvenirs d'enfance, à une expérience à renouveller, mais différemment, cette fois. Regretter cette confidence. Mais quelle importance, au fond.. Finalement, rester sur une impression positive, et se retrouver avec un double des clés pour aller arroser les plantes pendant un voyage prévu. Il n'y a pas de hasard... Puis, se décider à affronter quelques instants la foule extérieure pour répondre à diverses contraintes matérielles, type cigarettes et tartelettes. Croiser un autre voisin, discuter quelques minutes. Regard toujours fuyant, étrange personnage. Ambigu. Épuisé permanent, critique musicale, musiques classiques. Enfin voir le soleil, considérablement adouci, profiter paisiblement d'une fin d'après midi tranquille et sans contraintes. Au hasard d'un changement d'itinéraire, remarquer une ombre, une mosaïque de couleurs, les cadrer virtuellement, regretter de ne pas pouvoir les figer. Profiter du présent.
2 commentaires:
c'est quoi une comparation ? :o)
par Ln (2004-04-04 09:43:37)
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