| Un peu de... toi | |
|
Samedi 29 mai 2004 - 02:14
Un peu comme le gars qui tient une conversation d'une heure et demie sur une terrasse de restaurant parisien, sans interruption, parlant de tout et n'importe quoi, de l'apéritif au café. Seul, avec l'oreillette le reliant à son mobile.
«Tête à oreille», tu disais ?
(+)
Samedi 29 mai 2004 - 01:26
Après avoir longuement cherché les bons mots, j'ai enfin réussi à te dire tout ce que j'avais sur le coeur. Et, tout comme hier, tu m'as écouté, sans me juger, tu as soupiré, tu as souri. Tu m'as rassuré. Assuré. Parlé de tes valeurs, de... toi.
L'issue de cette conversation était connue d'avance. Résultat ? Entendu, présagé, prévu, préétabli, prédit, prédéfini, pressenti... prémédité. Mais quand même tout à fait incontrôlable. Lucidité. Et malgré tout, ta présence m'apaise toujours autant qu'elle me blesse; toujours paradoxal.
(+)
Vendredi 28 mai 2004 - 09:05
Bonjour !
- Bonjour ! Comme d'habitude ? Euuuuuh.. oui ? - Alors deux croissants !
(+)
Vendredi 28 mai 2004 - 02:49
Ce soir, tu m'as pris par la main. Attendu. Et pendant près de huit heures, quatre-cent quatre-vingt minutes, ou ving-huit mille huit-cent secondes, tu m'as écouté, sans me juger, et bien plus encore, tu m'as fait sourire.
Parfois, les rôles se sont inversés, tu m'as parlé de toi, de ton univers, de ton quotidien, de tes soucis, de tes rancoeurs, de ton passé, du futur que tu souhaites te construire. J'ai apprécié cet échange, autant que ta présence, apaisante. Mais aussi blessante. Paradoxe. Les mots que je n'arrive pas à trouver.
(+)
Mercredi 26 mai 2004 - 18:03
Aujourd'hui, j'ai entretenu mon ulcère, cultivé ma cirrhose, et soigneusement encouragé mon cancer du poumon. Ah, et tripoté du "code" Dreamweaver toute la journée. Et pas de sourire; aujourd'hui est bien comme le demain d'hier.
(+)
Mardi 25 mai 2004 - 23:04
Récurrences
Pour qu'aujourd'hui ne soit pas comme le demain d'hier, ni comme l'avant-hier de demain, une règle simple, à appliquer à la lettre : ne plus jamais, quel que soit le contexte, laisser les sourires se mourir. Se contenter d'en rire.
(+)
Mardi 25 mai 2004 - 14:11
Toi puissance trois
Finalement, je vais arrêter quelques temps de parler de toi, de toi ou de toi, ici. Ca ne sert à rien.
(+)
Lundi 24 mai 2004 - 21:19
Persévère
Père sévère Perd ses vers Perds ces vers Perd ses verres Perds ces verres
(+)
Lundi 24 mai 2004 - 14:10
Phase basse
Juste avant, hier, je me demandais comment prendre ton silence. Tes silences. Jusque là, je préférais rester sur le goût amer laissé par quelques coups de fil attendus mais jamais reçus. Maintenant, je sais.
"Dédain", ca commence comme "désintéressement", comme "décéption", comme "délaissé", ou comme "détestable". Mais franchement, maintenant, après t'avoir vu préférer miser sur le silence plutot que sur les mots, opter pour la fuite plutot que pour la sincérité, et opposé une totale débâcle à une tant attendue transparence, qu'est-ce que je peux encore imaginer ? La fée est bel et bien sauvage, je suppose qu'il lui faudra se trouver elle-même avant d'imaginer pouvoir laisser un quelconque goût de respect dans les souvenirs qu'elle laisse d'elle, entre rouleaux de pellicule, yeux du matin et sourire du soir. Même pour une «wonderful friendship». Et la, tu continues à me lire, silencieuse, comme si de rien n'était. Impassible, mais pas impuissante. C'est probablement ce qui me blesse le plus. Désabusé, ou désenchanté, au choix.
(+)
Dimanche 23 mai 2004 - 17:30
Le silence habituel de cette cour devient subitement totalement appréciable au moment précis de la mise en route d'une vulgaire perceuse, venant brutaliser les échos de La Foule, échappés d'un autre appartement, puis portés par le vent.
(+)
Samedi 22 mai 2004 - 00:32
Ce soir,
J'ai vu la vie dans un studio de 10m², et un chat noir de 18 mois appelé Bakélite, drogué aux chips.
(+)
Jeudi 20 mai 2004 - 23:40
«Vite, vite, il en reste une, là !»
Se disaient les gendarmes. Mais que s'est-il passé ? Rien de grave, juste une demoiselle en train de bronzer en short et soutien-gorge dans un square parisien. Eh oui, le règlement interdit aux dames de trop se dénuder. Par contre, messieurs les hommes ont tout à fait le droit de profiter de la douceur du contact de l'herbe verte en caleçon, voire en slip.
Mais qui a donc bien pu oser parler de règlement sexiste et discriminatoire ? Alors, Monsieur Delanoë ?
(+)
Mercredi 19 mai 2004 - 21:06
Tempête passagère
Estomac et gorge noués,
respiration saccaddée, il tourne en rond, se retient de taper contre les murs, de crier très fort, de se faire violence, ou de s'oublier dans ses vices, à défaut de pouvoir te serrer dans ses bras, de se laisser submerger par cet étrange désir, qui se transforme lentement en la plus solide, la plus douce, la plus délicate et la plus durable des certitudes. Ta présence lui manque, ton absence le blesse; demain ne lui a jamais semblé aussi loin. Rien n'est simple; surtout pas une crise d'angoisse en début de week-end. Mais, étrangement, écrire ces quelques mots, dont tu ne prendras certainement jamais connaissance, et que tu n'es probablement pas prête à entendre, suffisent à calmer sa tempête, à faire taire ses démons, pour l'instant.
(+)
Mercredi 19 mai 2004 - 19:02
Comme disait l'autre, il n'y a pas de problèmes, que des solutions. Et parler de ces problèmes permet de leur trouver des solutions adaptées, quand on n'y arrive plus tout seul. Même si mes ambiguïtés font que je ne suis vraiment pas la meilleure personne à qui en parler. Objectivité zéro; c'est ce qui te retient, probablement.
(+)
Mardi 18 mai 2004 - 01:51
Et la, après avoir pris une bonne heure pour taper consciencieusement un mail professionnel, il va, comme tous les soirs, s'endormir devant les énièmes rediffusions de Jamais deux sans toi..t. Il adore. Et il assume.
(+)
Lundi 17 mai 2004 - 00:20
République, Beaubourg, Châtelet, Saint Germain, Louvre, Opéra, Montmartre, Palais Royal, Hôtel de Ville, République.
Après-midi pédestre, sur un itinéraire en forme de noeud papillon, sous un soleil radieux, sur fond de dimanche aussi estival qu'insouciant. Pas fatigué, juste vidé. Merci.
(+)
Samedi 15 mai 2004 - 23:03
Mister Iceberg a sur l'épaule nord
Une petite aux boucles d'or Et sur l'épaule Sud Une grande Solitude Mister Iceberg hausse l'épaule Nord Pour secouer la fille qui dort Puis hausse l'épaule Sud Comme à l'habitude Mister Iceberg a sur l'épaule Nord Une petite fille incolore Et sur l'épaule Sud Comme un interlude Mister Iceberg hausse l'épaule Nord Pour rayer son disque d'or Et son épaule Sud Esquisse un prélude Mister Iceberg a sur l'épaule Nord Une petite qui dit encore Et sur l'épaule Sud Un peu d'lassitude Mister Iceberg hausse l'épaule Nord Pour lui faire voir qu'il est mort Puis hausse l'épaule Sud C'est son attitude Serge Gainsbourg: "Mister Iceberg" (1978)
(+)
Mercredi 12 mai 2004 - 19:40
Tu avais raison. Après s'être vidé la tête, il ne faut surtout pas la laisser se remplir avec Lisa Gerrard. Chaque musique son contexte.
(+)
Mardi 11 mai 2004 - 20:11
Ce soir,
je dois prendre une décision qui commence par "bail" et finit par "déménagement".
Un huitième étage, avec terrasse. Sacré Coeur à droite, Tour Montparnasse à gauche. Grosse hésitation. Les oiseaux-monstres me manqueront, mais pas les voisins. La liberté de faire n'importe quoi à n'importe quelle heure me manquera, mais pas le prix du loyer. Le lieu, que j'habite depuis mon arrivée dans la capitale, soit cinq ans, me manquera, mais l'optique d'un changement de quartier, d'habitudes, de métro et d'adresse me réjouissent, au fond.
(+)
Mardi 11 mai 2004 - 19:55
Carnet #6
Penser à ajouter un nouveau métier dans la liste des reconversions possibles, juste entre "avocat", "photographe", "huissier" et "chômeur" : scénariste de films hollywoodiens longs et plein de jolis effets spéciaux et de héros sans charisme.
(+2)
Mardi 11 mai 2004 - 19:43
Carnet #5
Illusion,
Illumination, Méconnaissable. 8 février, 29 avril, Mêmes mots, même violence. Aucune limite, il te faut tout dire. Entendre ce que tu as besoin d'entendre, Oui, c'est de ma faute. Les apparences sont parfois trompeuses. Et elles auront duré bien longtemps, ces apparences. À croire qu'il ne suffit pas de faire un petit bout de chemin avec quelqu'un pour penser bien le connaître. Il faut aussi s'en séparer. Et au final, je garde tout un paquet de choses pour moi, et moi seul. Même pas pour mon carnet. Encore moins pour un brouillon d'article. Et il y en a, des brouillons. 21, précisément. Et tu sais de quoi ils parlent. Je ne m'en porte pas plus mal, de cette retenue que je cherche à préserver depuis notre fin. Toi non plus. Question de respect, probablement. Un de nos tous premiers mots.
(+)
Mardi 11 mai 2004 - 19:34
Carnet #4
Quel silence, dans cette 11è chambre d'appel du Tribunal de Grande Instance de Paris. Quelques mots pour passer le temps, en attendant que le greffier aie la gentillesse de bien vouloir arrêter de blablater avec ses collègues, et de s'activer un peu. Une heure à contempler les moulures, lustres à 80 ampoules, pommes de pin gravées dans les bancs en bois, et autres dorures en état de quasi délabrement. Du vieux dans du vieux. Le seul truc pas vieux devait être le gendarme de faction, qui devait sérieusement se demander ce qu'il foutait là. Et n'était pas le seul à se le demander, d'ailleurs.
Enfin, quoi qu'il en soit, décision surprenante. Mais pas tant que ca, finalement. Ca fait plus de deux ans que ca dure, alors pourquoi ne pas encore reporter de deux mois, au 26 juin ? Pas d'objection ? Non, alors on reporte. Mais surtout, il ne faut pas penser à se justifier, la Justice a ses raisons, espérons qu'elles soient toujours imposées par la raison.
(+)
Mardi 11 mai 2004 - 19:27
Carnet #3
Perdu dans ses doutes, dévoré par ses démons. Comme un air de déjà vu. Encore une situation désagréable et trouble.
Il ne sait vraiment plus où il en est, ni avec lui-même, ni avec les cercles qu'il cotoie. Il a l'impression d'avoir souffert de l'avoir vue, même si brièvement. Pensées négatives ? Non, juste troubles. Renfermées. Il ne sait ni où il va, ni ce qu'il veut. Se laisser glisser vers le fond, solution de facilité. Non, il a des "valeurs", il déteste les situations de fuite, préfère affronter, quitte à y perdre beaucoup. Flottant. (à antidater au 05/05/04) (après relecture : cet article ne veut rien dire - le litron de bière doit y être pour quelque chose)
(+)
Mardi 11 mai 2004 - 19:26
Carnet #2
Et cette phrase revient... «on ne voulait pas faire les mêmes erreurs, alors on en a fait d'autres».
(+)
Mardi 11 mai 2004 - 18:58
Carnet
En toute logique, quand on liquide une société dont l'adresse est une domiciliation (donc un service fourni par une autre société, qui se faisait évidemment payer pour ca), les courriers n'arrivent plus.
Le problème, c'est que certains organismes publics, celui en charge de notre chère sécu & allocs, pour ne pas le citer, visiblement pas encore notifié de la cessation d'activité intervenue l'an dernier, continue d'envoyer ses courriers à cette adresse, réclamant le versement d'une somme forfaitaire, car évaluée, pour l'année en cours. Si on pousse un peu le raisonnement, les relances partent à la même adresse. Même sort pour les dernières relances, par un huissier, cette fois-ci. Par contre, évidemment, les courriers des banques, parlant de saisie attribution, eux, arrivent bien à la bonne adresse. Et les trois centaines d'euros de frais liés sont aussi prélevés sur les bons comptes. Diplomatie...
(+)
Mardi 11 mai 2004 - 13:49
Parfois,
quand on propose aux gens de s'ouvrir, et qu'ils se sentent suffisament en confiance, dans un certain contexte, devant une oreille attentive et compréhensive, ils le font, dévoilant leurs démons, exposant leurs craintes, le pourquoi du comment de l'étrange état d'esprit d'un jour. Enlevant par la même toutes les barrières placées jusque là sur certains sujets tabous, soigneusement évités, ou jamais abordés. Et voilà ! Aujourd'hui, je te dis tout.
Et elle en avait gros sur le coeur... Situation indescriptible, à la fois générique et si particulière, inévitable, cruelle et réelle. Fatale annonce préfigurant une abscence, une quête qui recommence, une page qui se tourne. La fin d'une Passion devenue habitude routinière. Dramelet. Entre doutes, hésitation à rompre un quotidien, peur de soi, de l'autre, peur du lendemain, de la galère. Peur d'avoir à gérer d'autres incertitudes, alourdissant un quotidien déjà morne, sans rebonds et sans plaisirs. Mais, au final, se dire que ce n'est qu'une énième renaissance, une boucle. On se relève de tout, ca rend même parfois plus fort. Et probablement insensible, au fil du temps.
(+)
Mardi 11 mai 2004 - 07:23
Couché avant le soleil, réveillé par les oiseaux-monstres. Quatorze heures de sensuelle douceur, inhabituelle et ininterrompue. Velours nocturne, adossé à la simplicité d'un rêve.
Au réveil, il ne manquait que ton sourire, ta chaleur, ton odeur. Demain, probablement. Comme si de rien n'était...
(+)
Jeudi 6 mai 2004 - 23:31
Décidemment, rien à faire, la période actuelle ne se prête pas vraiment aux interminables choix de mots, aux longues réfléxions et aux écrits demandant parfois plusieurs dizaines de dizaines de minutes de rédaction. Ce n'est pas une question d'idées, le premier carnet en est rempli -d'ailleurs, je passe aux deuxième, le carnet rouge- mais plutôt un certain état d'esprit, d'autant que les évènements accompagnant le début de ce joli mois de mai ne me laisseront pas vraiment faire ce qu'il me plait, assombrissant d'autant un quotidien déjà flou quand aux possibles évolutions d'une situation.. bassement matérielle. Un flou ferme, obscur, insondable et parfaitement détestable.
Il ne me reste qu'une certitude : cette réalité à durée indéterminée, seule branche avant le fond, là, tout en bas. Et je ne tiens pas à vérifier une idée clamant que le passage par là est une étape nécessaire pour mieux remonter à la surface. Encore moins à envisager la fuite, valeur de défaite. Juste à déployer un exemple d'habileté et de diplomatie, seule échappatoire. Et puis bon, depuis cet été 2000, une règle : tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Sourire. Le reste est un peu occulté par tout ca. Ca ira mieux avec un peu de sommeil, et surtout avec un dimanche, même froid et pluvieux, mais sans métro, sans rendez-vous, et sans téléphone.
(+)
Mardi 4 mai 2004 - 19:22
À finir :
(+)
Mardi 4 mai 2004 - 08:47
« On ne voulait pas recommencer les mêmes erreurs, alors on en a fait d'autres. »
(+)
Dimanche 2 mai 2004 - 02:31
Mieux vaut ne penser à rien
Que de penser à vous Ça ne me vaut rien Ça ne me vaut rien du tout Comme si de rien N'était je pense à tous Ces petits riens Qui me venaient de vous
(+)
Samedi 1er mai 2004 - 12:22
Amusant, cet interphone avec trois touches permettant de faire défiler un a un les noms de tous les occupants de l'immeuble, puis d'appeller ledit occupant pour lui demander d'ouvrir la porte.. Mais quand on ne se souvient plus du nom dudit occupant, et qu'il y faut déjà 5 minutes pour faire défiler péniblement le bidule jusqu'à la lettre "e", comment on fait ?
(+)
|
|