| Un peu de... toi | |
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Lundi 26 juillet 2004 - 12:02
« On était devenus colocataires
Compagnons de cellule Pensionnaires On assurait le service minimum du couple Mais après le film on faisait plus beaucoup d'heures sup Parodie de paradis fermons les guillemets Sur cette minuscule tragédie sur ce dramelet » Faire les comptes, encore et toujours. Six mois plus tot; un -grand- appartement rempli de -petits- cartons blancs et marrons. On trie vite, tout doit être vide, rapidement, au moins pour nous -- comme pour faire place nette dans nos esprits, marquer au plus vite la réalité d'une séparation décidée en commun, effective au plus tôt, prévue, prévisible et.. nécessaire. On dispatche, on disperse, on organise. Bouquins, CDs, DVDs, linge, vaisselle, meubles. Plantes. Chat. Et ca, on en fait quoi ? Et ca ? Et ca ? -- tu me le rendras plus tard. Et voila, c'est fait. Le côté matériel est réglé, fini -- effectif, on peut respirer. Plus tard, temps présent, maintenant, même. Que reste-t-il de cette histoire ? Chacun ses CDs, chacun ses DVDs, chacun son linge, chacun sa vaisselle, chacun ses meubles. Chacun sa vie, chacun continue son petit chemin. Chacun sa petite histoire dans la tête, son bout de vie, ses souvenirs, de diners sur les quais, de vacances en Bretagne, de petits plaisirs d'amoureux-heureux au quotidien. Restent les gens. Cruel oubli. On les croise, recroise. Trois fois cette semaine; Paris est [trop] petit. À t'écouter, une évidence : à s'occuper trop vite du matériel, de l'existant, du réel, on en a oublié de se départager les amis, relations et connaissances ! Chacun les siens, à mettre la, sur l'étagère, entre le cendrier et la bougie anti-tabac. « Tu retourneras te faire chier à Venise avec un autre que moi Il y aura j'espère une autre fille qui me traînera chez Ikea Tu m'en diras du bien que c'est une fille pour moi Je mendierai la preuve la preuve que tu le penses pas » (Citations : Bénabar - Dramelet)
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Mercredi 14 juillet 2004 - 17:43
Prévenant une demi-journée à l'avance, il est arrivé à 13h25, reparti à 15h55, le temps de déjeuner, et de discuter. Visite inespérée, espérée, déséspérée ?
Retour à zéro; avec justification. Ca va s'éclaircir, par ici...
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Lundi 12 juillet 2004 - 23:48
Tu as perdu ta langue ?
Non, c'est pas qu'il a rien à dire, pas le temps, pas l'inspiration ou l'envie d'écrire, juste qu'il ne sait pas. Pas où il va, pas ce qu'il veut, pas quelle bonne ou mauvaise surprise lui sera réservée le lendemain. Il ne sait rien. Donc, fatalement, il ne sait pas trop quoi écrire. Mais il va essayer, malgré un flou total, de laisser quelques mots s'échapper de cette brume confuse, ce voile nébuleux, cette nébuleuse voilée, cette confusion brouillardeuse. Perdu, entre certaines réalités, ses devoirs, ses engagements, ses envies, ses besoins.
Envie : appétence, avidité, besoin, caprice, concupiscence, convoitise, cupidité, demande, démangeaison, désir, dessein, faim, fantaisie, fringale, fureur, goût, humeur, inclination, jalousie, libido, lubie, marque, méchanceté, naevus, peau, péché, rivalité, soif, souhait, tache, tache de vin, tentation, toquade, velléité. Péché d'humeur. La vie est un caprice, ce quotidien fait de tentations. Tentation : aiguillon, allèchement, appât, appel, attrait, besoin, blandice, chair, désir, envie, obsession, passion, soif, sollicitation. Encore envie. Quelle limite avec l'obsession ? Dans quel contexte ? Le mien ? Désir de chair, soif de passion ? Passion : admiration, adoration, adulation, affection, agitation, ambition, amour, animation, appétence, appétit, ardeur, attache, attachement, avarice, avidité, béguin, bouillonnement, brasier, caprice, chaleur, coeur, convoitise, courage, culte, délire, démangeaison, désir, élan, emballement, embrasement, émotion, emportement, engouement, ensorcellement, enthousiasme, entichement, envoûtement, éréthisme, exaltation, excitation, faible, fanatisme, fascination, feu, fièvre, flamme, folie, frénésie, fureur, furie, goût, habitude, idolâtrie, inclination, intérêt, ivresse, liaison, lyrisme, maladie, manie, marotte, mode, mouvement, oeillères, parti pris, passade, pathétique, péché mignon, penchant, prédisposition, préférence, préjugé, prévention, rage, sensibilité, sentiment, souffrance, tarentule, tendresse, tentation, toquade, transport, trouble, véhémence, vénération, vice, vie, violence, violon, vocation, zèle Chaleur, émotions, Amour. Pas sans l'étincelle, la petite flamme, nécéssaire à l'envoûtement, l'ensorcellement, la fascination, l'embrasement, l'ivresse, l'insouciance -qui, comme enchantement n'est pas dans la liste-. Qui mènent, comme les mots, à une pathétique souffrance, une maladie qui se décrit avec des démons, des nénuphars. Mais, le problème n'est pas la. Et il dévie. Il s'était promis de ne plus parler de lui ici, de laisser ses états d'âme au placard, de garder tout ca pour lui, pour sa (fameuse) petite-boite-à-souvenirs -rouge-, ou pour ses carnets rouges, verts et bleus. Pour une fois, il ne va pas se relire, laisser des mots bruts, tel quels, et remettre au lendemain ce qu'il a toujours fait le jour même: se relire. Et vivre, aussi.
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Jeudi 8 juillet 2004 - 14:02
«Les sanglots longs des violons de l'automne déchirent mon coeur d'une langueur monotone.»
-- attendons septembre. (contexte: verlaine)
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Vendredi 2 juillet 2004 - 18:12
Si vous passez place Vendôme, faites attention aux bovins...
Et saluez Solange de ma part.
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