| Un peu de... toi | |
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Jeudi 18 août 2005 - 02:31
Surréaliste.
Comme une soirée qui se commence avec un ami de cinq ans, de ceux qui avec on peut parler de tout, de rien. Ou pas. Pendant des heures. Traverser à pied la moitié de Paris sans se dire un mot, se dire que putain, le silence, ca fait du bien, simplement ne pas se poser de questions, se poser à une table de restaurant, en terrasse, avec vue sur la rue de Charonne. Oui, on a vu plus gracieux. Et alors ? Restaurant, donc, pardon. De ceux où l'accueil est familial, bise, tutoiement, prénoms, et ca a été les vacances au pays ? La Petite est souriante, discrète, effacée. Je remarque une jolie rousse, joliment ronde, joliment radieuse, joliment mélancolique. Habituée, une autre fois, peut-être. Revenons à mes moutons. Surréaliste, donc. Juste une sonnerie de téléphone, pendant un instant d'absence. Les Dust Brothers, Corporate World. Répétée trois fois. Trois fois dix minutes plus tard, une fille, sa seconde. Troisième, pardon. Deux heures d'hypocrisie, pas parler de l'autre, la seconde, pardon, la troisième.. Homme à femmes. J'essaye de ne pas juger. On est naïf à ving ans et onze jours. Pardon, vivant. Deux heures de rires; et de toutes façons, elle est arrivée avec son sourire, son ivresse manifeste, sans trop nous laisser le choix. Hier, un chiffre, le trois. Trois, parce que c'est un peu le début d'une troisième vie. Aujourd'hui, le sept.. parce qu'on en a peut-être que sept, finalement. Pas neuf, ca c'est pour les chats. Ce soir, je n'ai rien appris, rien de bien intéressant à dire, hésité à publié cet article, et finalement juste croqué un petit bout de vie, réussi à garder cet énorme sourire, parfois un peu troublé, parfois un peu triste.. et repensé, en rentrant, seul dans mon métro, à ce gars qui disait qu'un jour viendra, où je pourrai en mourir de rire...
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Lundi 15 août 2005 - 23:32
Citation volée: c'est plus facile de remonter si on a touché le fond de la piscine, pour pouvoir donner cette petite impulsion qui va nous faire remonter rapidement.
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Lundi 15 août 2005 - 20:32
Hier, à 19h37, je te disais que je fais fuir les gens que j'aime, et que je me lasse de ceux qui m'aiment. Je me suis trompé.
Ce matin, à 10h28, tu me disais que vivre, ca veut dire repousser continuellement loin de soi quelque chose qui veut mourir; que vivre, ca veut dire être cruel et impitoyable envers tout ce qui chez nous faiblit et vieillit. Plus tôt, je parlais d'un vieux disque rayé, du besoin d'une impulsion, d'un choc, d'un changement de piste. De quelque chose de radical, de fort, d'un coup de fouet, marquant, inqualifiable tant dans la forme que le fond. C'est certainement le pourquoi. La, maintenant ? Mes démons ? Insignifiants, méprisables, dérisoires. Inoffensifs. La, maintenant ? Je veux vivre, au futur.
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Vendredi 12 août 2005 - 22:54
En fait, c'est un peu comme un vieux disque vinyle rayé, qui tourne en boucle, déséspérément bloqué sur une chanson triste. Tout l'art consiste alors à trouver la bonne impulsion, celle qui permettra de passer à la piste suivante, celle qui rit, celle qui sourit, surtout pas la précédente, celle, mélancolique, qui pleure.
Implacable : une mauvaise impulsion peut, à tout moment, reconduire au début du disque, au silence de la fin, ou à n'importe quelle chanson, ne laissant évidemment aucune possibilité de prévoir laquelle. Vive le numérique.
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Mardi 9 août 2005 - 21:03
Complètement embrumé. Dans le gaz. Au radar. Impossible de me concentrer sur mes projets. J'imagine que ca doit avoir quelque chose à voir avec les cyclopyrrolones et autres bidules à base d'hydroxyzine qui me font des trucs bizarres aux neurones. Ou alors je m'en rends pas compte, mais je suis encore en train de dormir, malgré une (dificillement productive) journée de travail précédée d'une bonne grosse nuit assistée par chimie moderne, dont je ne me souviens que de la durée : 13 (treize) heures.
Quoi qu'il en soit, là, maintenant, tout de suite, j'aimerai être quelque part à l'ouest, la où, au soir, on voit la lune se refléter sur une mer calme, la où, au réveil, les rayons du soleil naissant se posent doucement sur une mer d'arbres, dans la quiétude d'une propriété privée parfaitement isolée du reste du monde, de toutes façons impossible à trouver sauf hasard ou suivi attentif des trois pages d'instructions de voyage laissées par la propriétaire.
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Lundi 8 août 2005 - 21:57
Paris Plage, c'est pas que des brumisateurs sous la pluie, c'est aussi des concerts gratuits, en plein air, dont, samedi dernier, Sébastien Schuller. Jeune groupe d'éléctro-rock planant, beaucoup moins planant grace à la présence d'un batteur hors du commun. Planant, donc, comme du Telepopmusik, avec la puissance musicale d'un Massive Attack, la douceur d'un Craig Armstrong, l'agressivité d'un Muse, la perfection d'un Radiohead (dans leur période electro, en tout cas), ou la beauté d'un riff by Lenny Kravitz. Oui, rien que ca.
Et en plus, ils présentent bien : Pour l'écoute, c'est par la.
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Dimanche 7 août 2005 - 13:25
J'accuse le choc, j'essaye doucement de sortir de l'état de trouble extrême de ces derniers jours, de remettre de l'ordre dans mes idées, de faire le vide, de retrouver mes mots. Une journée d'appréhensions, une nuit de sanglots, sanglots toujours, sanglots monotones, sanglots en l'air, sanglots longs, sanglots dans le vent, sanglots entrecoupés, à n'importe quel moment, même dès les premières dizaines de secondes suivant le réveil, ca ne m'avait jamais frappé aussi violemment.
Envie de comprendre pourquoi je lui ai si facilement montré ma pire facette, celle d'un homme torturé, noir, négatif, trop sensible, bouffé par ses démons, qui ne croit plus en personne, surtout pas en lui, ni en sa vie, encore moins en son futur. Pourquoi c'était si bien parti, pourquoi on y a tous les deux cru à ce point, à cette évidence, pourquoi on a été décus à ce point, pourquoi plus rien n'est possible, maintenant.. Pourquoi je l'ai amenée au mauvais endroit, au mauvais moment, pourquoi le jui ai parlé des mauvaises choses. Réaction en chaine, sensibilités exacerbées, estomac noué et boule dans la gorge. Mal à l'aise, simultanément. Treize heures de sommeil derrière moi, autant que le cumul de toutes les nuits de cette dernière semaine, pourtant je me suis souvenu de mes rêves - de mes cauchemars. Une soirée dans un manoir provincial, recherche effrennée de Cocaïne, une galère chez un marchand de bonbons qui a mis trop longtemps à me servir une canette de Coca-Cola, suite chez l'épicier du coin qui me vendait la même canette cinq euros. Souvenir réel: une fille, souriante, malsaine, contaminée, je ne te suivrai pas dans ton gouffre. Retour au domicile fixe, plus rien à dire, plus rien à faire, TS aux barbituriques, trou noir.. Réveil brutal, dans la vraie vie, en nage, dehors, les chiens aboient. Le chat dort contre moi, il n'a pas bougé. Laisser passer un peu de temps, me restructurer, ne croire en rien, ne rien espérer, se souvenir, peut-être la rappeller, m'excuser pour tout ca, lui faire promettre de ne pas bousiller ses opportunités pour moi, me promettre d'éviter nos lieux communs, dans notre intérêt commun. Bonne continuation.
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Vendredi 5 août 2005 - 21:38
- Girls are like internet domain names, the ones I like are already taken.
- well, you can stil get one from a strange country :-P
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Lundi 1er août 2005 - 21:32
- Au fait, ton numéro, c'est Orange, non ?
- Euh.. Oui.. - OK, je sais quel opérateur prendre maintenant.
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Lundi 1er août 2005 - 01:18
![]() (pas d'autres commentaires - je ne peux que recommander le premier : Urbs : Toujours le même film, en écoute sur le radio.blog - oui, je sais, c'est mal)
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