| Un peu de... toi | |
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Dimanche 7 août 2005 - 13:25
J'accuse le choc, j'essaye doucement de sortir de l'état de trouble extrême de ces derniers jours, de remettre de l'ordre dans mes idées, de faire le vide, de retrouver mes mots. Une journée d'appréhensions, une nuit de sanglots, sanglots toujours, sanglots monotones, sanglots en l'air, sanglots longs, sanglots dans le vent, sanglots entrecoupés, à n'importe quel moment, même dès les premières dizaines de secondes suivant le réveil, ca ne m'avait jamais frappé aussi violemment.
Envie de comprendre pourquoi je lui ai si facilement montré ma pire facette, celle d'un homme torturé, noir, négatif, trop sensible, bouffé par ses démons, qui ne croit plus en personne, surtout pas en lui, ni en sa vie, encore moins en son futur. Pourquoi c'était si bien parti, pourquoi on y a tous les deux cru à ce point, à cette évidence, pourquoi on a été décus à ce point, pourquoi plus rien n'est possible, maintenant.. Pourquoi je l'ai amenée au mauvais endroit, au mauvais moment, pourquoi le jui ai parlé des mauvaises choses. Réaction en chaine, sensibilités exacerbées, estomac noué et boule dans la gorge. Mal à l'aise, simultanément. Treize heures de sommeil derrière moi, autant que le cumul de toutes les nuits de cette dernière semaine, pourtant je me suis souvenu de mes rêves - de mes cauchemars. Une soirée dans un manoir provincial, recherche effrennée de Cocaïne, une galère chez un marchand de bonbons qui a mis trop longtemps à me servir une canette de Coca-Cola, suite chez l'épicier du coin qui me vendait la même canette cinq euros. Souvenir réel: une fille, souriante, malsaine, contaminée, je ne te suivrai pas dans ton gouffre. Retour au domicile fixe, plus rien à dire, plus rien à faire, TS aux barbituriques, trou noir.. Réveil brutal, dans la vraie vie, en nage, dehors, les chiens aboient. Le chat dort contre moi, il n'a pas bougé. Laisser passer un peu de temps, me restructurer, ne croire en rien, ne rien espérer, se souvenir, peut-être la rappeller, m'excuser pour tout ca, lui faire promettre de ne pas bousiller ses opportunités pour moi, me promettre d'éviter nos lieux communs, dans notre intérêt commun. Bonne continuation.
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