| Un peu de... toi | |
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Jeudi 10 novembre 2005 - 12:02
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Boom boom. Premier trip au triptyque.
On se rencarde dans la file d'attente, OK, pas de soucis de place, ca rentre toujours. 15 kilos de flyers, vestiaire 069, hmm, c'est tout petit, début de set prévu à 21h30, j'arrive à 21h30, la salle est toute vide. Déclic. Causer aux gens ou crever, oh yes, enjoy Paris, et boire plus que de raison, 1h30 plus tard, les maîtres arrivent, Coldcut, alias Jonathon Moore et Matt Black, les gens-de-bonne-famille qui ont monté Ninja Tunes, donc, pour un unique set Parisien de présentation de leur futur-nouvel-album à sortir début 2006. Bonnes gueules, baisables comme dirait l'autre, pure fuckin style, c'est parti pour un gros méchant set de plus de deux heures non-stop, gros méchant son, grosses méchantes basses, ca te prend aux tripes, j'en ai les cloisons nasales qui vibrent, le nez qui chatouiiille, bouchon d'oreille m'a sauver. Ca bouge dans tous les sens, gros méchants beats d'abord reggae, softcore, drum'n'bass, hardcore-tek-transe, rock, dans l'ordre, ces gars sont définitivement géniaux, gros méchant putain de set de sa race maudite la chienne sur 42 générations, et je pèse mes mots. À côté, partout en fait, ça fume de l'herbe dans tous les sens, méchante odeur, ah merci c'est gentil, tu mfaisais envie. Oh, déjà fini ? C'est le tour de Kentaro. Et là, c'est la vraie méchante bonne surprise de la soirée: ce gars est absolument divin. Fabuleux. Magistral. Prodigieux. Doux euphémismes. Le style est indescriptible, c'est fou ce qu'on peut faire avec deux pauvres platines, un feeling de fou, toujours ces grosses méchantes basses, toute une foule en transe, mon corps bouge sans que je lui demande, bordel, arrête, jamais vu ca, ça bouscule sévère pour voir l'homme en action, une foule 12 fois plus concentrée qu'aux inrocks, 12 fois plus pacifique aussi, et pas de boulets-pogoteurs, ouf, mes pieds vont bien. Concours de t-shirts mouillés, tout le monde peut participer, 50° dans la salle, ça vibre, ça bouge, c'est déchainant, galvanisé, allumé, hmmiam. Rappel. Deux fois. Trois fois. Merde, c'est une boite quand même ! Trois heures moins douze, hah, dans 17 minutes je suis chez moi, une irrésistible envie de dévorer des rocher Suchard par 6, le taxi portait un parfum bizarre, Ebene, à peu près aussi agressif que du poppers frelaté mélangé à du n°5 contrefait, enfin au moins un qui connait l'adresse. Je m'endors devant 6FU en me disant que tu aurais adoré venir. Oui, toi.
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