| Un peu de... toi | |
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Vendredi 9 décembre 2005 - 03:37
Paris Carnet rime une deuxième fois avec trop stressé. Un peu d'une histoire de thé, de /sucker/, et de quelques autres ondes un peu trop acides, arrivées sans que je leur demande quoi que ce soit dans le courant de l'après-midi. Saloperie de mauvaises ondes. Peut-être qu'un jour j'arriverai à les contrôler, ces mauvaises ondes, à les garder à bonne distance, à ne plus les laisser me déstabiliser au plus mauvais moment, ou à simplement les ignorer. Qui sait.
Alors, forcément, effet de bord, je me trompe de rêve, je me trompe de métro, on finira à pied, et puis faut bien aller voir au moins une fois à quoi ressemble la Passerelle. Après, le plus dur est de ne pas repartir, presque découragé à l'entrée, mais c'est vrai, qu'est-ce que je viens faire là.. Arrivé, jamais je n'aurai autant tremblé, ça me surprendra. Tiens, une table à l'écart, une seule chaise, mon rêve secret, aucun invité ne s'invitera sans bonne raison. Et forcément, je me mets à écrire; pour une autre note. - Tu fais table à part ? Non non, je m'habitue à l'atmosphère. Sous-entendu, tu m'emmerdes, sois gentil, repasses tout à l'heure [si tu te reconnais, ceci est probablement à prendre au second degré]. Plus tard, je me rendrai compte qu'on attire beaucoup plus l'attention en prenant une veilleuse avec soi; que la bière est effectivement immonde, l'entrecôte altermondialiste pas trop mauvaise; encore plus tard, que ma table attrape-tue-mouches semble fonctionner à merveille; une mouche l'évitera d'ailleurs de justesse; un certain Matthieux, mais sans les fautes, viendra m'y proposer un nouveau jeu; le jeu me plaît, j'accepte en bon curieux; parenthèse astreinte, ça tombe toujours au bon moment, j'aurai dû prendre un portable; juste avant ton texto, je te faisais un signe de la main: viens, sous-entendu, à ma table attrape-tue-mouches, qu'on cause deux minutes; plus tard, finir sur des histoires de mer à cette même table; retrouver Lhasa sur le dernier verre; remercier le taxi de passer le live de Portishead en lieu et place des habituels France Info, Nostalgie et autres Chante France. ---- Et comme prévu, de mes notes, j'écarterai soigneusement quelques autres petites choses du domaine privé, trop brutes ou sans contexte -trop compliqué à saisir-. Instants insignifiants, je prends mes distances, ca passe loin là-haut, la fille aux démons me l'a si bien appris, c'était de l'autodéfense, même si je sais maintenant qu'il n'y a rien de plus agressif que le silence. D'autres instants simplement pathétiques, les mots m'échappent, c'est certainement mieux comme ca. Et puis, tu sais, la /guerre/ dont tu me /parlais/, tu devrais peut-être commencer par la faire à tes démons, tant que tu n'as pas trouvé la clé, cette fameuse clé du repos de l'âme et du coeur; à ta première /défaite/, tu comprendras certainement qu'en plus de te tromper d'adversaire, le plus dur, c'est pas vraiment la chute, ni même l'atterrissage: remonter, c'est très facile, c'est humain, instinctif, un simple réflexe de survie; non, le plus dur, tant que tu n'as pas trouvé cette putain de clé, c'est juste de ne pas te laisser retomber encore plus bas, encore plus violemment, encore plus fort, la fois d'après. Flashback, parenthèse. Ce matin, à 10h28, tu me disais que vivre, ca veut dire repousser continuellement loin de soi quelque chose qui veut mourir; que vivre, ca veut dire être cruel et impitoyable envers tout ce qui chez nous faiblit et vieillit. La citation ne me fait plus sursauter, ni même grésiller, ca a l'air si loin, maintenant; à l'époque, il me chantait que le jour viendra où je pourrai en mourir de rire: ce jour est arrivé, il y a quelques mois déjà. (Lamb - B.Line, remixed)
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