| Un peu de... toi | |
|
Lundi 12 décembre 2005 - 04:57
Tango & sucre d'orge
Sur ma table, un verre de Martini blanc, un téléphone, un paquet de Lucky, un briquet jaune, un carnet bleu, une feuille volante pliée en quatre, un crayon noir, un livre: Evguénie Sokolov, écrit par un certain Lucien Ginzburg; j'en reparlerai le 2 mars. J'attends une inconnue; une inconnue à la voix terriblement sensuelle, dont je ne sais rien de plus que le prénom, quelques détails et une très vague description physique; une inconnue curieuse, ayant pris l'initiative de cette entrevue; donne moi une seule raison de refuser; posté face à l'entrée, je vois une dame passer, s'accrocher au zinc, demander un verre de vin, trépigner une vingtaine de secondes, se plaindre d'un service trop lent; son verre arrive; elle repart, furieuse, en claquant la porte; frémissement; je retourne à mes notes, ce n'était pas mon inconnue. Tiens, Elle est là, juste devant moi, facilement reconnaissable. C'était évident. Maintenant, sur notre table, une paire de lunettes aux montures noires, un second paquet de Lucky, un sac à main noir, un verre de vin rouge. Je me sens dominé, analysé.. nu. C'est troublant. - Pourquoi tu écris ? La bonne question, si bonne question il y a, serait plutôt pour qui ?; Elle me parle d'autres carnetistes; s'étonne que personne ne m'aie déjà proposé ce type de rencontre; me dit mélancolique, c'est acquis; ambigu, oui, chaque virgule, chaque majuscule a son importance; décousu, définitivement; et je ne suis ni gai, ni gay; parenthèse; simplement curieux, d'autres s'en sont rendus compte à leurs dépens; paradoxalement, à cet instant précis, je réalise savoir très exactement de qui je pourrai, ou voudrai, tomber amoureux; fin de la parenthèse. Je dois déménager, c'était patent; une question d'équilibre; vital, crucial, nécessaire. Sourire instinctif. Évocation d'autres dépendances; maintenant, tu sais. --- Stupeur et tremblements: un profil familier fait son apparition; Solenne, trait pour trait; je ne veux pas l'affronter; pas ici; pas maintenant. Ca ne sera pas nécessaire, la ressemblance n'était que frappante. [...] [...] Quelques dizaines de mots et de minutes plus tard, je n'ai plus la désagréable impression d'être...
Un commentaire:
:-)
par duf (2005-12-12 09:52:08)
|
|