| Un peu de... toi | |
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Lundi 30 janvier 2006 - 02:42
Joie et bonheur, le réseau IP de mon cher employeur est enfin stabilisé, et ne devrait plus m'emmerder quasi quotidiennement, voire écourter une orgie là-où-tu-sais-rue-Mandar, ou, encore pire, me réveiller en pleine nuit; et puis, je préfère quand même quand le bidule chargé de router et de sécuriser 500kpps de trafic tombe en marche et ne me réveille plus, vraiment, je déteste ça, alors, deux fois de suite, pff, saloperie; enfin, maintenant, avec un peu de chance, je pourrai peut-être même fêter mon quart de siècle en toute tranquillité - d'ailleurs, je suis certain que tu sais déjà ce qui me ferait plaisir, à cette occasion.
Et puis, dans la vraie vie, celle où on ne parle pas de backup HSRP commutant du piggybacking sur double boucle FDDI avec MTU de 192, il s'en passe des choses; dans d'autres écrits, je retrouvais quelques occurences du mot dépendance, ça doit être dans l'air du temps, ou alors c'est une coïncidence; à croire que les couples se séparent surtout en hiver, entre décembre et février, une vraie épidémie; à croire qu'ils finissent tous par se dire, un matin, je ne t'aime plus, ou, un soir, c'est fini, bonne continuation; j'observe avec un peu de compassion, et beaucoup de distance, après l'avoir vécu, ou vu de près, trois hivers de suite; le dramelet aurait tendance à se répéter, on pourrait presque en faire une chanson. Sinon? Par hasard et par procuration, on m'a rapporté, il y a quelques jours, des nouvelles de la fille aux démons; et depuis, fatalement, j'y pense; trois sentiments différents se confondent et s'entrechoquent, mais pas trop violemment quand même, merci, sérénité; une légère réjouissance teintée d'allégresse, si elle a maintenant réussi à tourner la page et à trouver ce qu'elle cherchait, pourquoi pas moi?; un soupçon d'acidité, de rancoeur, voire de méchanceté, Marilyn me souffle I don't need a reason to hate you the way I do, je ne développe pas, j'en suis de toutes façons parfaitement incapable; enfin, un étrange sentiment de jalousie en l'imaginant, hmm, sur les cuisses d'un autre, en repensant à l'Appartement, ou en revoyant défiler avec précision et mille détails toutes les petites choses qui m'ont fait aimer cette fille à la folie, la folie, la vraie folie, celle qui aurait bien pu mener tout droit au crime passionnel. J'y repense, inévitablement, en comparant l'avant et l'après; je constate avoir assimilé involontairement et partiellement certains de ses traits de caractère, enduré trop longtemps une certaine conception des relations amoureuses, rejeté d'autres valeurs définitivement méprisables, perdu beaucoup de confiance en moi à force de reproches, découvert et pris goût à de nouveaux plaisirs, gardé quelques souvenirs agréables et paradoxalement aussi douloureux qu'inoubliables.. énormément appris, trop souffert et probablement à peu près autant fait souffrir; quel difficile exercice que d'être amant. Près d'un an après, la page est partiellement tournée, mais, comme d'autres le disent si joliment, le livre n'est pas fermé; une des solutions serait certainement de trouver l'oubli dans la découverte, à travers une nouvelle relation; j'ai envie de tomber amoureux, et en même temps peur de cette inévitable lassitude, peur de ce fantôme à la crinière écarlate, peur de refaire les mêmes erreurs, même-si-on-en-fera-d'autres, peur de ce chariot de souvenirs se plaisant à me rouler dessus à à peu près n'importe quel moment, peur de juger, tôt ou tard, par comparaison, peur de blesser par ces mêmes comparaisons; la boucle n'est pas si facile à boucler. (John Lennon & Yoko Ono - Every Man Has A Woman Who Loves Him)
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