| Un peu de... toi | |
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Lundi 6 février 2006 - 22:09
En avance. Je décline poliment l'invitation de la jolie demoiselle d'en face. Hélène me parle de Franck, de ses nouvelles caisses enregistreuses ultra-modernes mais si difficiles à programmer, de la fréquentation en baisse en janvier-février. A côté, l'homme en bleu fête son anniversaire aujourd'hui. Seul. Je contemple le splendide assortiment géant de charcuterie et fromage, commandé in extremis, juste avant la fermeture des cuisines. - Aurais-tu oublié quelque chose ? Nue dans son lit, elle s'épanche en excuses, se fera pardonner, la saucisse à tartiner attend au frais, tu en doutais ? Changement de plans. Je précède Caroline au Clair Obscur. Franck retourne en Guadeloupe la semaine prochaine, s'occuper de sa femme et de son fils. Le jus de pomme a tourné. Je règle deux verres, on m'en offre trois. Carlotta dirige un atelier de théâtre, une école de /one man show/ à la Main d'Or. Me laisse un flyer. Tous les deuxième dimanche du mois. J'irai, en spectateur. Eva perd ses illusions sur un homme infidèle, eh oui, l'amour dure trois ans. Ou un. Ou moins. Mathieu se donne l'air d'un routard légèrement mythomane, il sera juste un sympathique compagnon de cuite. Single-serving. Quelque chose le ronge. Sa femme. Suicidée. Dans la maison familiale, à l'île Maurice. Enceinte de quelques mois. A 4h42, je rentre en taxi. Le réveil sonne à neuf heures. Gueule de bois, tant pis, il n'y avait pas de lytchee, mais j'y retournerai. Pas serein. Humeur massacrante, vraiment, ne vous risquez surtout pas à me parler. Penser à monter un business d'importation de sirop de lytchee, ça a de l'avenir. Dans l'après-midi, et dans une boutique SNCF, - Bonjour madame ! - Attendez qu'on vous appelle, les ordinateurs mettent parfois du temps à démarrer. [ cinq minutes plus tard, on appelle le ticket 361, les ordinateurs ont démarré ] - Bonjour madame ! - Vous avez l'air pressé. - Oui, je travaille.. (dernière tentative) Mais bonjour quand même ! - Que puis-je faire pour vous ? - Apprendre la politesse ? Billet réservé, là, référence "YYWOPK". Et mon avant-dernière carte 12-25 -- Grognasse. Parti en avance: quand j'ai un train à prendre, il y a toujours un quelconque incident sur la ligne 4. Ca a pas loupé. A 18h54, je quitte un Paris enneigé, froid et sec, pour rejoindre encore pire plus à l'est. Quatre heures de train monotone, exigü, merde, ils ont viré les tablettes, et non fumeur; une heure à parcourir un quelconque magazine d'actualité; 2h30 devant Va, vis et deviens, terriblement émouvant, j'écrase ma larme, la nature humaine est définitivement profondément avide de connerie. Je me souviens de ce bout de phrase, de ce ton, de cette vibration, déracinée, je suis bouleversé. Je transpose. Compris. Un des personnages s'appelle Yaël. Regards insistants et en biais de ma voisine de wagon. Vraiment pas envie de parler. Trente minutes à grifonner un brouillon de billet, deux cigarettes. Arrivée à Strasbourg. Cinq centimètres de neige. La place de la Gare est une patinoire. J'attends à l'angle de la rue du Maire Kuss. On me demande une clope. Je sors les thaïlandaises. On me propose du shit. Serein. Famille, amis de la famille. Tout le monde est là. Même un certain professeur de saxophone, de l'époque conversatoire-horaires-aménagées. Presque pas de souvenirs. Dix ans. Lointain. Marjorie chante en créole. Je lui demande de traduire. Quelques minutes plus tard, Paquita entre dans la pièce. Lui demande de traduire. On fume un joint. Je saigne du nez. Marie-Louise est fière de son foie gras fait maison. Avec raison. Un grand-père né le 18 février, une petite-fille née le 12 février, un petit-fils né le 8 février. Facile. Aquatique. Simon part à Marrakech. Il est différent. Distant. Je me réjouissais de le revoir: ce gars m'a manqué et marqué, comme un guide, un inspirateur ou un modèle. Paquita, fidèle à elle-même. Conil me manque, j'irai la voir en Espagne. Tu es français, je ne peux pas te dire que je t'aime beaucoup. -- Si, tu peux. Je réalise avoir séduit la mère et la fille. Evidemment différemment. L'histoire de la fenêtre. J'ai terriblement envie d'aller à Barcelone. Une lettre manuscrite. Le mot sérénité. Marilou s'appelle en réalité Marie-Hélène. Marilou a un charme énorme, magnétique, aussi indéfinissable qu'irrésistible. Marilou rayonne. Je la dévisage. Marjorie monologue. Me fatigue. Christian est présentateur sur une chaîne de TV. Il parle de Marie Drucker. D'un pont d'éclairage qui s'écroule. Capte, captive l'attention. Une bise à Marie Drucker, s'il-te-plaît. Le demi-frère de ma demi-soeur. Ressemble trait pour trait à son père. Je l'ai connu. Je m'en rappelle parfaitement. Lui n'en a qu'un souvenir très flou. Problème de sommeil. Sérénité, tu seras gentille, reste là. Les superficialités alsaciennes me fatiguent. Mon intérêt pour le nouveau rond-point entre Killstett et La Wantzenau est étrangement très limité. Dîner. Ma soeur. Je ne partage pas du tout ses valeurs. Elle réagit violemment. Je suis surpris. C'est de famille. Elle s'offusque. Ils sourient. Sérieusement embrumé. Passé la nuit à chercher un problème vraisemblablement dépendant de la position de la lune et de certaines étoiles, du coefficient de marée sur les plages bretonnes, et de la quantité instantanée de rayons cosmiques non filtrés par notre atmosphère. Pas serein. Fouille au corps. Fouille approfondie des bagages, ça va être dur à refermer. Je lui dis qu'il a laissé passer un rasoir et un couteau ? Lire les blogs en attendant le vol en retard. A bord, avoir l'impression de reconnaitre Caroline. Rungis. Banlieue. Mercuriales. Grisaille. Mauvaise nouvelle. Saloperie de fisc. Plus serein du tout.
Un commentaire:
où es-tu maintenant ?
par ln (2006-02-18 09:46:12)
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