| Un peu de... toi | |
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Vendredi 19 mai 2006 - 06:45
Ligne 3, Réaumur-Sébastopol, direction Levallois, le souvenir d'une conversation téléphonique à fleur de quai, colère irréelle, n'y pense pas; pour l'Europe, les sangliers sont lachés, se positionner en milieu de quai, donc, réflexe automatique pour un trajet vécu au quotidien des centaines de fois, l'air de déjà vu de la place de l'Europe, je répète, les sangliers sont lachés, après, à droite, à gauche, le dilemne est toujours le même, c'est con un rond-point; les locaux sont fidèles à mes souvenirs, vieux, inconfortables, tendance décrépitude habitude, à l'image de leurs occupants; l'accueil est tendu ou ambigu, l'ambiance à la nervosité et aux demi-mots et autres chuchotements, rien n'a changé, oh, non, rien ne bouge; plus tard, les langues se délieront à la faveur de potions de vie alcoolisées et de décisions prises, mais au moment de choisir entre soupir vaporeux, évasion bariolée, trajectoire givrée, émotion veloutée, dame blanche et plat du jour, je perds le fil, futilités et politique mènent à un ennui profond; /urgence professionnelle/ pour excuse, je vogue vers une salle machine pour une fois plus fraiche que le boulevard Voltaire passé minuit, vaquer à mes occupations non urgentes mais néanmoins professionnelles;
6h30, Paris s'éveille et ses terrasses n'ont jamais été aussi agréables, je tremperai donc les croissants chauds dans un chocolat-crème brûlant en repensant à tous ces tera-octets et giga-bits maintenant disponibles pour le stockage et la diffusion de documents multimédia principalement destinés à compléter l'éducation sexuelle des mâles francophones; une couette plus tard, déjà 18h, pas possible, je suis en GMT+10, tu parles de décalage; après, merci pour ton intervention, euh, quelle intervention, à 13h, comment ça, je dormais, on s'est parlé au téléphone et par msn, tu ne t'en souviens pas, non, je dormais; 19h30, le rendez-vous secret se dirigera vers les quais, avec bonne dose de soleil, pollen plein les yeux, cigarette aux relents d'herbes de provence et gars relou qui vient nous parler de sa vie de merde vous avez rien compris t'aurais pas une clope; minuit, la révélation d'autres performances buccales me laisse bouche bée et plutot sceptique, va falloir qu'on cause/picole sérieusement tous les deux; 5h36, sommeil (re)viens, j'aimerais vraiment être en forme pour aller écouter les the bigger splashes ce soir -et- déjeuner avec mes collègues adorés.
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