| Un peu de... toi | |
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Vendredi 30 juin 2006 - 05:28
Quinzième paquet de mouchoirs pour un rhume aussi violent que surprenant, saloperie de climatisation;
J'ai croisé Joey Starr dans son imposante benz, rue Etienne Marcel; Ces deux faits ne sont absolument pas liés.
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Mercredi 28 juin 2006 - 01:57
Quelques heures plus tôt, accoudé sur le comptoir de mon bar favori, j'écrivais au crayon un petit laïus sur la dernière page -vierge- d'un livre de Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière; ce bouquin à la couverture jaunie, lu en juin 2004 -en témoigne le reçu de carte orange servant de marque-page, oublié à l'intérieur-, acheté dans la brocante du quartier du Temple-Paris-3è, à la même période.
Ce bouquin, donc, décrit, dans un nombre impressionnant de chapitres, tous les petits plaisirs de la vie, allant du dimanche soir à la lecture sur la plage, en passant par le trottoir roulant de la station Montparnasse -que je n'ai pas revu depuis cette non-histoire- ou encore l'invité-surprise, l'odeur des pommes ou l'écossage de petits pois; j'y ajoutais un chapitre, celui du petit bar de quartier dans lequel on finit par prendre ses habitudes, tutoyer tout le monde, faire la bise et serrer une multitude de mains en arrivant, ce petit bar de quartier où on t'offre ton sixième verre, ce petit bar qui finir par ressembler à une grande famille constituant un havre de paix, sans animosité aucune; ce petit bar où on se sent bien dans les quelques secondes après avoir franchi le pas de porte, ce petit bar où simplicité et sourires se mélangent inlassablement, simplement, c'est redondant, ce petit bar où on n'ose pas tenter d'offrir un verre à la jolie serveuse polyglotte, de peur de gâcher cette harmonie en apparence immuable, ce petit bar où chaque visite se termine toujours de la même façon: par un à bientôt rieur et enjoué, enivré.
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Samedi 24 juin 2006 - 07:29
Si je ne devais ne garder qu'une seule image de cette dixième mort aux jeunes, ça serait très certainement celle-ci, au diable la couleur et les yeux noisette:
![]() Les autres par ici.
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Mercredi 21 juin 2006 - 03:28
Un mail: la vie n'attend pas, sourire, je crois qu'il y a, sur cette planète, au moins deux personnes qui ne se laisseront jamais /apprivoiser/; juste après, discussion aussi acide qu'acerbe avec mon cher pédéG: de toutes parts, sarcasmes et mauvaise foi sont rois, métaphore parfaite d'un je t'aime - moi non plus des plus classiques, à croire qu'on ne se comprend vraiment pas; les toilettes d'un bar, celui qui passait le Ladino Song d'Oi Va Voi, ajouté à l'instant sur la radio du mois de juin: si tu ne l'écoutes pas, je vais être contraint de devoir te tuer; dernier métro à 00h58, j'arrive à 00h57; les ouvriers se marrent sur le quai en buvant des bières; photos floues, je ne tremble plus, la rame de métro, oui; à l'approche de la porte des Lilas, ivre, je ferme les yeux, par pur hasard, Alone In Kyoto arrive en intra-auriculaire; bonne soirée mon frère dira l'épicier du coin; à la TV, un clip de Muse: Song For Absolution; je remets Alone In Kyoto; le mot désamouraché n'existe pas: je viens de l'inventer.
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Mardi 20 juin 2006 - 02:53
Et une double mise à jour dominicale de la radio, pour les mois de mai et
juin.
Juin, donc, ouvert par Nancy Sinatra, juste pour dire qu'elle a fait autre chose que Bang Bang; puis, OMR, un groupe « indietronica » français dont le second album a fait à peu près autant de bruit que le premier; Metronomy, parce qu'il faut s'entrainer à dévisser les coudes pour la prochaine MaJ; The Waterboys, parce que je suis tombé amoureux de l'intro; Poni Hoax, pour te donner une idée de ce que ça peut donner en concert; Noir Désir, pour l'impression d'être définitivement dans une autre époque; un remix de Gorillaz par la team DFA piqué chez qui-tu-sais; Flore, découvert par le petit chris que je remercie par la présente; Comité Central que je ne cite plus; 15 minutes de transe par Lofofora et Ekova; un titre terriblement doux et sensuel de Nitin Sawhney pour se remettre de la précédente; et un retour à OMR, juste parce que tu ne peux pas ne pas monter le son en écoutant le début. En restant dans un registre musical, si, d'ici mercredi, une force divine devait te pousser à quitter ta couverture wai-fai, et qu'une autre force obscure devait, à ton plus grand malheur, t'empécher d'aller voir Melanie C et Sergent Garcia à Bastille, ou Placebo, Diam's et MPokora à la Défense, n'oublie pas que tu peux aussi aller suer devant Poni Hoax, à la Flèche d'Or -nb: non confirmé-, vibrer sur Tekel, au Rex, sautiller sur Razorlight, HushPuppies et Legoparty sur le parvis de la BNF, ou même voir Arthur H en chair et en os, du côté de la cour d'honneur du Palais Royal, à l'heure du soleil couchant. (Penser à envoyer un dossier complet de demande de requalification des métiers de l'informatique en sciences vaudou à la convention internationale du travail. Cestpaspossiblebordel.)
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Dimanche 18 juin 2006 - 06:03
![]() « Rappel : Le voyageur doit être muni d’un titre de transport et de sa tête d’enterrement. » [opendetournement]
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Dimanche 18 juin 2006 - 04:35
Cette énorme et prémonitoire appréhension dans les couloirs de république; accepter une invitation avec plaisir, mais ne savoir qu'une fois sur place qu'il faudra faire face à certaines personnes, ces personnes faisant partie d'une certaine sphère, sphère que j'essaie déséspérément d'oublier; un regard, trois mots, inévitablement, un prénom, le temps s'arrête, tachycardie incessante, suffocante comme une chute, ceci était une simple crise d'angoisse aiguë, de celles dont j'avais fini par oublier l'éventualité et la brutalité, de celles qui ne laisseront comme seules traces qu'une fatigue désemparante et cette étrange impression d'un brusque retour dans le passé, de temps distendu, suspendu, perdu.
« Commencer par une touche d'amertume, ajouter une poignée de rancoeur, un soupçon de haine, une larme de lucidité, un zeste d'indifférence et une (petite) pincée d'amour » (18/06/05)
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Mercredi 14 juin 2006 - 23:17
- tiens, on dirait qu'il commence à pleuvoir...
- mais non papa, c'est dieu qui joue avec son pistolet à eau!
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Mercredi 14 juin 2006 - 06:08
![]() ![]() ![]() -- En soi, le football ne m'intéresse pas; regarder une poignée de milliardaires en short courir après un ballon, encore moins. Par contre, c'est une très bonne excuse pour partir plus tôt du bureau, aller faire son mouton dans un pub anglais, bloquer une table une heure avant pour prendre le temps de grignoter melon et jambon, boire une quantité impressionnante de liquides fermentés et au final s'imprégner d'une ambiance survoltée faite d'un mélange de bonne humeur et d'excitation fébrile. En 1998, je me suis endormi cinq minutes avant le début de la finale, et réveillé cinq minutes après, avec la clameur de la foule descendant en masse dans les rues strasbourgeoises. Paix en Suisse.
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Lundi 12 juin 2006 - 23:43
![]() -- "je passe devant ton appareil photo, je te vois et m'arrête pour te faire une jolie pose et un énorme sourire, et puis je repars, avant de t'avoir laissé cadrer proprement." à quelques secondes près, il en restera un flou, ces deux mains agrippées, et trois sourires.
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Dimanche 11 juin 2006 - 05:51
Ou: la relative tranquilité de la rue Tiquetonne, quand, au loin, quelqu'un écoute l'excellent Ladino Song d'Oi Va Voi, pendant qu'un autre, plus près, arrose ses plantes - et notre paisible place en terrasse; <pub>toujours chez Terre et Soleil, un italien qui fait du bien pour pas trop cher avec des plats définitivement frais et un vin sicilien et mensuel tout ce qu'il y a de plus recommandable, au numéro 20 de la rue précitée</pub>.
boss> bah, pour moi, cette boite, c'est un jeu, comme Age of Empires ou Cossacs.. v> je ne suis pas un péon! Puis, ligne 1, dernier métro, un bisou d'eve par terre, photo floue, tant pis, et maintenant, une méchante appréhension, mais elle est où cette pu*ain de péniche ?! Ah, voilà, le truc bleu, suffisait de tendre l'oreille; une foule impressionnante, vive La Liste, premier symptôme visible d'un début d'addiction sévère à ces fameuses /soirées parisiennes/; découverte des lieux, pas du tout à l'aise, arrivée juste à temps pour le set de mes idoles, un couple danse le tango sur une NY Excuse, un autre s'embrasse goulûment dans un coin sombre, fait insignifiant si leur échange de fluides n'avait duré 4 heures - ou peut-être plus, je suis parti avant -, la seule bière disponible est rouge, de la 8.6 à 7.9d et 5e les 33c, vive le marketing - OH! vous ici! - ben oui, j'organise [insérez ici le laïus de votre choix sur /c'est petit Paris/], cinq ans déjà, et l'impression que c'était hier, la toute aussi étrange impression de connaître 95% de la playlist, et au final le plaisir de pouvoir rencontrer la bonne humeur de M. Crame et la modestie d'un certain Comité Central. Plus tard, prendre le temps de regarder le soleil se lever sur la Concorde, et répondre par un grognement au vous avez serré quelque chose? d'un chauffeur de taxi aussi calme que curieux. Mort aux jeunes.
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Dimanche 11 juin 2006 - 04:12
(note à l'attention des services marketing de fabricants de bouffe pour chat: pour les baroudeurs infatigables, pour les seniors jeunes d'esprit, pour les tigres de salon, c'est bien, mais on fait comment pour les flemasses ingrates qui ne veulent ni thon au naturel, ni émincé de volaille cru ?)
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Dimanche 11 juin 2006 - 03:47
8è juin, Etienne Marcel, 20h; ah non, vous pouvez pas prendre le métro avec votre carton d'un mètre cube, il y a grève, ça rentrera pas, jvous ldis, d'accord, allons héler un taxi, 20 minutes plus tard, d'accord, on appelle le coma-taxi-prioritaire-super-rapide, je ne peux donner suite à votre demande, notre service de géolocalisation est indisponible pour tout votre secteur, réessayez vers 23h, d'accord, on va à Barbès à pattes avec notre carton de 20 kilos, 20 minutes plus tard, fait ch*er, on retente le métro, forçing, salaud de murphy, le genre de galères alacon© dont on finira par sourire autour du damné navarrin d'agneau, avant de partir à la bourre au Triptyque voir, donc, Daedelus [darling].
Finalement pas tant à la bourre que ça, juste assez pour entendre la fin du (très bon) set du très reconnaissable Bonobo [mon âme pour ta playlist], juste assez aussi pour croiser une bonne dizaine de fois le fameux Daedelus presque incognito, en queue de pie et baskets blanches, l'air de terriblement s'emm*rder en attendant son tour; plus tard, un remix électro de smells like teen spirit, il y a quelques années j'aurai égorgé le DJ dans la minute pour un tel outrage, là, ça sonne bien, les temps changent; quelques demis et une cigarette au goût de filtre, les indispensables boules quiès mises en place, mouvement de foule, débute le concert tant attendu, un Daedelus tout sourire, ce même sourire en coin parfaitement irrésistible quand il cherche l'approbation de la foule juste après avoir lancé un sample parfaitement ridicule/drole/décalé/daedelusien, réel échange de plus d'une heure à l'aide d'une "boite" home-made, balsa et scotch marron, 16 rangées de 16 boutons lumineux, servant autant de table de programmation et de visualisation de ses boucles et samples que de simple clavier; assez expérimental et plutot fascinant, à surveiller.
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Mardi 6 juin 2006 - 06:06
Voir Poni Hoax. Fait.
Donc ? Attention, je ne sais pas du tout à quoi m'attendre - Le Nouveau Casino, long couloir, mezzanine et toilettes pour hommes qui vibrent bizarrement; en avance, picoler en attendant, un couple de /vieux/ qui squatte insidieusement une des seules places assises, Joakim en première partie, ça commence bien, un photographe très photogénique avec son t-shirt marine rayé, ça finit bien, euh, une scène vide, les musiciens sont partis en laissant leurs guitares se démerder toutes seules, mais la foule vibre, il faudra juste se calmer sur certains iouuuuuwiiiiiiiiuuuuwwiiii expérimento-stridents, c'est pas Joakim Paul Weller non plus, bref, donc, plein de bières, interlude, des dizaines de petites mains sur scène pour vite ranger/vite déballer, et, surprise. Je m'attendais un peu à ça: ![]() En l'occurence un groupe plutot électro, dont le seul titre connu est Budapest, à écouter du côté de chez Freaky Doll (radios->cream); Quelques minutes plus tôt, un confrère téméraire me disait qu'il y avait vraiment de tout - y compris quelques très rares /vieux/ - et qu'il s'attendait à voir plus de junkies, ça devait être un peu prémonitoire. ![]() Et donc? Se trouver un tabouret bien placé, c'est-à-dire, les pieds sur la scène, dommage, pas d'appareil photo, alors, des détails plein les yeux. Et puis ils commencent par Budapest, c'est presque criminel, mais bon, donc, un gros méchant son absolument impeccable, magistralement mené par un hystérique proportionellement aussi défoncé qu'excité, sortant tout juste d'une beuverie pré-concert, tenant difficilement debout; une énergie absolument irrésistible, les teens du premier rang ne me contrediront pas, le tout pour un groupe purement rock et très très très vaguement électro, qui vient de passer avec succès son album release party, et devrait très certainement, si ledit album est aussi explosif, ne pas tarder à apparaître dans les chroniques de la douce sskizo. Merci qui? Merci VodkaCoca. . deux titres - et l'itunes music store. Edit: photo par un certain py - le photographe photogénique.
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Vendredi 2 juin 2006 - 03:00
...Sur la ligne 11, il n'y a pas que des amoureux transis, des pelletées de jolies filles, de moins jolies, et des milliers d'anonymes. Il y a aussi...
Zazon. (sévissant aussi sur la 4 et dans divers salons de coiffure, le tout via le non moins excellent Maëster)
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