| Un peu de... toi | |
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Dimanche 11 juin 2006 - 03:47
8è juin, Etienne Marcel, 20h; ah non, vous pouvez pas prendre le métro avec votre carton d'un mètre cube, il y a grève, ça rentrera pas, jvous ldis, d'accord, allons héler un taxi, 20 minutes plus tard, d'accord, on appelle le coma-taxi-prioritaire-super-rapide, je ne peux donner suite à votre demande, notre service de géolocalisation est indisponible pour tout votre secteur, réessayez vers 23h, d'accord, on va à Barbès à pattes avec notre carton de 20 kilos, 20 minutes plus tard, fait ch*er, on retente le métro, forçing, salaud de murphy, le genre de galères alacon© dont on finira par sourire autour du damné navarrin d'agneau, avant de partir à la bourre au Triptyque voir, donc, Daedelus [darling].
Finalement pas tant à la bourre que ça, juste assez pour entendre la fin du (très bon) set du très reconnaissable Bonobo [mon âme pour ta playlist], juste assez aussi pour croiser une bonne dizaine de fois le fameux Daedelus presque incognito, en queue de pie et baskets blanches, l'air de terriblement s'emm*rder en attendant son tour; plus tard, un remix électro de smells like teen spirit, il y a quelques années j'aurai égorgé le DJ dans la minute pour un tel outrage, là, ça sonne bien, les temps changent; quelques demis et une cigarette au goût de filtre, les indispensables boules quiès mises en place, mouvement de foule, débute le concert tant attendu, un Daedelus tout sourire, ce même sourire en coin parfaitement irrésistible quand il cherche l'approbation de la foule juste après avoir lancé un sample parfaitement ridicule/drole/décalé/daedelusien, réel échange de plus d'une heure à l'aide d'une "boite" home-made, balsa et scotch marron, 16 rangées de 16 boutons lumineux, servant autant de table de programmation et de visualisation de ses boucles et samples que de simple clavier; assez expérimental et plutot fascinant, à surveiller.
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