| Un peu de... toi | |
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Samedi 9 septembre 2006 - 02:27
/Prélude. Je me comprends, c'est l'essentiel./
/En marge. Certains silences -et tu sais combien je hais les silences- finissent par se faire bien longs, pesants, ou, rayez la mention inutile, vaguement équivoques. De l'autre côté, une prose anti-tout, habituellement diablement acide, se transforme en diatribe légèrement aigrie, un peu en-dessous de mon goût musical sur une échelle de néantise. Mais c'est bien comme d'habitude, me direz-vous, hein, quel monde de merde, rempli de cons, d'ailleurs./ /En contexte. Bouillonnant, serein de loin, loin d'être serein, faire la crèpe sous une couette chaude, chacun son tour; pas de rêves couleur fraise tagada dans l'immédiat; faire de l'ordre dans ces mots, supprimer « désillusionné » de la liste, en mettre d'autres entre parenthèses; penser à ces derniers sursauts de beautiful days, aux parcs qui ferment avec la neige; penser à changer de rythme pour espérer voir la lumière du jour d'ici quelques semaines; là, devinequi nous explique que le 11 septembre aurait pu se passer à Paris et qu'il faut voter pour lui; ailleurs, dans mes archives, Cocteau disait que le verbe aimer est très difficile à conjuguer: son passé n'est pas simple, son présent n'est pas indicatif et son futur est très conditionnel, je confirme; le macbook-qui-jaunit s'éteint brusquement de temps en temps, et l'openspace, tout gris, plein de non-communicants, tout mornes, devient de plus en plus pesant, sans compter l'électrochoc que représente le précédent d'un premier licenciement "brutal" à l'échelle d'une toute petite structure, mais tu sais, sois fataliste et tais-toi; et puis, à défaut de savoir ce que je veux, j'aimerai, oh, simplement, juste une fois, savoir, au moins un peu, où je vais./ /Conclusion. Ne pas insister; la vie n'attend pas./ /Post-It. S'endormir devant In the Mood for Love./
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