| Un peu de... toi | |
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Dimanche 29 octobre 2006 - 13:21
C'est toujours quand tu t'y attends le moins..
..Que ça te tombe sur le coin de la gueule.
Arrivé en avance -comme d'habitude-, le bar est parfaitement désert. Gueule d'enterrement. Le gars préoccupé, anxieux. Faire des bisous. Hey, ca me fait plaisir de te voir. Oh, moi aussi, si tu savais. Des bisouuus. Ca va déjà un peu mieux. Prendre une table, tripoter son téléphone, surfer sur Internet, écouter de la musique, boire des bières en attendant que le 9 Billards se remplisse. Sur le mur, plein de cartes postales patafixées, représentant un gros coeur rose. Juste en dessous, deux noms inscrits au feutre: Charles Bukowski, Emile Zola. Un peu partout, des coeurs en carton, suspendus au plafond. À côté, un anniversaire, un écran de projection sert de séparation entre les deux "espaces". Son pas trop fort, c'est appréciable. Portishead, Björk, Yelle, La Fièèèèèèèèèvre, et.. C'est Hooverphonic? Non, un autre groupe, dont je ne me souviens plus du nom, mais je ne doute pas un instant qu'un compte-rendu de soirée-playlist me rafraîchira la mémoire dans peu de temps, après tout MySpace ne sert pas qu'à flatter les egos en manque d'amis. Au bout de quelques demis, une vessie, même masculine, finit toujours par saturer. S'absenter deux minutes. Revenir à sa table. Se rendre compte qu'elle est maintenant squattée par deux splendides créatures, sorties de nulle part. Euuh. Salut. On partage?. Avec plaisir. Faire les présentations. Oh, c'est joli comme prénom. Bla bla bla bla bla bla. Sourire(s) en coin. Électro-cookie. Bla bla bla bla bla bla. Une jolie blonde me vole honteusement mon briquet, sous mes yeux, mais je t'en prie, sers-toi, et dis-moi ce qu'une aussi jolie demoiselle fait toute seule dans un coin aussi sombre. Ben je chante pour Plateau-Repas, je m'isole un peu pour décompresser, le trac, tout ça.. Retour à mes squatteuses. Sourire(s) en coin. Valentin, tu es un saint. M'en parle pas. Deux heures et quelques verres plus tard, oh, on va y aller, métro, bla bla. S'attendre à une bise, enfin, un bisou, c'est le thème de la soirée, quand même. En fait, non. (...) Plus tard, ressortir du 9 Billards sur un nuage et la faim au ventre, chamboulé, pour de vrai. Aller se prendre un grec-frites-à-emporter-sauce-blanche-sans-oignons-s'il-te-plait, rue du Faubourg du Temple. Le dévorer en trois minutes devant le 9 Billards. Cinquante mètres de file d'attente. Videur fait chier pour re-rentrer. Non mais euuh j'étais là avant, tu as vu le badge, fais pas ton lourd. OK, pas de soucis, bonne soirée chef. La température ambiante est montée de quelque chose comme vingt degrés. Le live de Plateau-Repas commence tout juste. Une pêche impressionnante. Sueur, boum, boum, c'est orgasmique. Aller dire trois mots à la chanteuse. Tu n'est pas vraiment québécoise, non ? Lui tendre un briquet: tiens, ça pourrait t'être utile. Finir son verre, re-ressortir du 9 Billards. Direction métro, budget fin de mois. À Mairie des Lilas, fatalement, demander du feu à une inconnue. Quinze minutes et une cigarette plus tard, home sweet home. Reprendre les notes du jour. Effacer les mots suivants: (...) d'excuses en prétextes, à force de t'attendre, je sais même plus à quoi tu ressembles, alors je vais aller voir ailleurs, ceux qui sont vraiment vivants, ceux qui font pas semblant, après tout, « la vie n'attend pas ». (Louise Attaque - Léa)
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