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admin




Mardi 31 octobre 2006 - 01:15
C'est le désir qui fait tourner le monde, et Laurence Bobillier est un sosie presque parfait de la femme dont je t'ai brièvement parlé au téléphone, celle que j'aimais, pour de vrai, celle que j'ai eu un mal de chien à oublier, mais maintenant ça ne pique même plus quand j'y pense, deux ans, vive le temps, tiens, repenser à ce temps, « y penser tout le temps, à ce temps qui court, ce temps perdu, ce temps d'oubli, ce temps qui sépare, ce temps qui laisse -parfois- le temps de se retrouver, ce temps auquel seules les émotions et sentiments les plus robustes peuvent, à la longue, résister, ce temps qui laisse tour à tour pourrir les pires rancoeurs, les efface, les ravive, ce temps qui fait oublier ceux qui ne savent pas dire non, ceux qui disent trop facilement oui, ceux qui savent ce qu'ils veulent mais pas ce qu'ils ne veulent pas, ou ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent mais qui savent ce qu'ils ne veulent pas, ce temps qui gomme les petites éraflures de la vie, parfois les grosses, ce temps qui peut laisser place au doute et aux incertitudes, ce temps si long ou qui file parfois trop vite, ce temps qu'on attend, ou ce temps qu'ils auraient voulu pouvoir suspendre, au moment précis où leur lèvres se touchaient » (21/09).

Plus tard, vers cinq heures du matin, l'heure fétiche, plus d'un mois de sevrage, pas de drogues illégales, j'entends, je me sens bien, je ne regrette rien, mais les effets physiques sont toujours aussi présents, c'est simple, je ne dors plus, même avec une accumulation d'heures de sommeil en retard digne d'un consommateur assidu de metamphétamine, même au bord de l'épuisement, même quand je sens les larmes monter. Volonté. À cause de toi. Mais pour moi.

Alors, occuper son temps de cerveau disponible avec Wikipedia, je me passionne pour les tunnels, souterrains, complexes et autres réseaux urbains; on y apprend par exemple que la direction du métro moscovite est indiquée par le ton des annonces vocales à l'intérieur des rames: sur les lignes radiales, une voix masculine indique un déplacement vers le centre, une voix féminine indique un déplacement vers les périphéries, votre patron vous appelle au travail, votre femme vous rappelle à la maison. Efficace. On y apprend aussi qu'il existe un deuxième réseau souterrain, presque plus étendu, secret, supposé dédié à l'évacuation des élites en cas d'attaque sur la ville. À Paris, certains quais proches de la station Porte des Lilas servent pour des tournages de films, entre autres Emilie Poulain. La station fantôme visible en prenant les lignes 8 ou 9, entre République et Strasbourg-Saint-Denis, s'appelle en réalité Saint Martin, a été fermée au début de la seconde guerre mondiale, et sert maintenant à l'accueil de sans-abris. Et puis, cher geek, sache que la ligne 14 tourne sous VMS. Parenthèse, sur flickr, Floripa Fashion. Funny.

Parabole, de lien en lien, je range les miens, survol, restructuration, on fait une boucle, de le lire me fait sourire. De liens en actes, je ne sais pas vraiment où je veux en venir, j'ai souvent failli cliquer sur "supprimer ce blog", mais non, pas tout de suite, pas maintenant, c'est trop tard, trop tôt, j'en dis certainement trop, je ne sais pas, c'est flou, j'y reviendrai.

Aujourd'hui, lundi tristesse, un texto reçu en plein sommeil, lu inconsciemment; du coup, elle s'immisce dans mes rêves, contrecoup, réveil cauchemardesque, et cet espèce de coup de blues plus que violent, pas d'échappatoires, je ne m'y attendais pas, je ne pourrais pas rappeller la jolie Léa dans cet état. Émerger, et puis non, cette non envie d'y aller, alors j'y vais pas. Quelques heures à tourner en rond dans l'appartement, cigarette sur cigarette, inactivité, plus de cigarettes, la faim me pousse enfin à sortir, courses entre deux mois, chèque en bois, le livreur manque d'éclater la bouteille de bordeaux sur le palier du deuxième étage, enfin, oeufs de lompe, péché mignon, soupe de poissons y croutons, heineken lager beer, munster au cumin, tout va bien.

En fin de journée, je me rends compte de l'existence du texto à mauvais rêves. Réponse. La sienne ne se fait pas attendre: adieu. Froid et sec, extrême. Tout ça pour en arriver là. Téléphone. N'importe quoi. Une entrevue, un rendez-vous, te voir de visu, dialoguer, en vrai, en tête à tête, maintenant, c'est plus facile, je sais qu'on ne s'embrassera pas. Over.
Juste après, je relis ces mots, et je me dis qu'on ne peut pas faire l'amour à des mots, pourtant j'aurai adoré. 20six est en rade, mais je peux les relire ailleurs, alleluia, ils sont conservés dans une grosse base de données, agrégateur, merci, mais je ne les reproduis pas ici. Faire l'amour, tiens, je crois que j'ai vraiment besoin de sexe, oh, pas de sexe bestial, animal, non, de préliminaires, de douceur, de tendresse, de sensualité, de ne pas douter pendant quelques heures, juste vivre, écouter, ressentir. Ne me juge pas.
Plus tard, penser à aller, ou pas, au Paris Carnet de ce mercredi [ceci est un message subliminal], et, tiens, par hasard, Yelle au grand journal de canal, oh, elle est modeste, et jolie, en plus. Brigitte Fontaine, quelle gueule, une vraie Dame. Elle me fait penser à Paquita, et à son sourire d'une oreille à l'autre. Un foutriquet, c'est un genre de branleur, elle aurait certainement pu le dire. FNAC demain, peut-être un tour au bureau, et on tuera tous les affreux.



(DJ Rap - You Get Around)
4 commentaires:

(je sais pas, ces mots, ça donne envie de s'installer pas trop loin de toi)
par dali. (2006-10-31 09:12:52)

penser à y aller, tout court.
par a (2006-10-31 12:04:18)

juste un sourire en passant...
par lara (2006-11-01 16:49:41)

dali> je ne sais pas trop comment le prendre... ;)
a> tout le plaisir était pour moi, j'y reviendrai,
lara> sourire réciproque évidemment, on se croisera peut-être vendredi,
par v (2006-11-02 01:03:30)

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