| Un peu de... toi | |
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Samedi 4 novembre 2006 - 09:10
backwards.
Cigarette, et Edward's Hand. Un bouquin ouvert par terre, j'ai perdu la page. Harrowdown Hill dans la tête. Nuit sans rêves, un oeil ouvert, juste après l'autre, à l'heure où, habituellement, je rejoins Morphée, il est sept heures, très exactement. Enroulé dans la couette, tout habillé, juste déchaussé, certainement une définition implacable du mot épuisement.
Des pensées, se confier, des mots, trop de mots, cascades de mots, torrents de mots, je mélange tout, fou, flou, et ce rapport à l'autre, aux autres, ces rapports humains à [ré]apprendre, ça pourrait être si simple, mais j'ai oublié, démissionné; Cette note, sérénité affichée, cette voix, Charlie Winston, I often find easy to forget the things I want to do and be, touché, coulé, mais tu sais, rien n'est jamais gagné, tu le sais, l'illusionniste finirait par croire à ses propres tours, il suffit de s'en convaincre, watch me as I lose myself, rien n'est jamais acquis, ni définitif, tu le sais, could this be a reality, tu es bien dans l'instant présent, tu le sais, tout comme je sais d'expérience que je finirai forcément par lasser ou décevoir, défaitiste, dépressif ou simplement lucide, j'ai fini par croire à mes propres mensonges, tout comme je me revendique solitaire en haissant cette solitude parfois si pesante, cette abscence de tribu, tout comme je ne sais pas ce qui peut, maintenant, me porter, à part espérer un jour aimer et être aimé en retour, mais est-ce vraiment une fin en soi, non, il doit me manquer une clé. Could this be a reality, décousu, sûrement, hors-contexte, peut-être, mais je vais bien, ne t'en fais pas. Pourboire. Un taxi qui crie votre portable monsieur. Le froid rue Feydeau. Des jeunes cons bourrés à la vodka qui hurlent à pleins poumons, hurlement sur hurlement, envahissement intégral d'espace vital, vite, fuir cette foule, je veux mon centimètre cube d'air frais, ou alors tu vas tous mourir. Ne penser à rien, c'est mieux que ne pas penser du tout, focus sur la musique, oh, que tu as bon goût, il ne manquait peut-être que Banquet, de Bloc Party, mais de toutes façons, je ne danserai pas, quelque chose me fait croire que je ne suis pas vraiment du bon côté des platines. Ju, un vieux Canon-qui-fait-clac, si tu as adoré Sébastien Schuller, écoute Landscape, "Influences: Radiohead, Sigur Ros, A Silver Mt Zion Orchestra, Mogwai", effectivement, je crois que c'est clair. Parenthèse sur l'objet du délit, Carp, juste un instant un peu magique, un peu triste, la belle gueule de Benoit, le sourire timide d'Antoine, un clavier Bontempi, penser à les revoir lundi, en formation complète, à la Flèche d'Or, par curiosité ou parce que. Juste avant, plainte sur plainte, non mais c'est quand ils veulent, je suis venu pour un concert, ça ca vaut pas la peine, non mais et si tu te taisais un peu, regard noir, je crois qu'il a compris. Truskel toujours trop tôt, je me retrouve littéralement enfermé avec des musiciens en pleine balance, un coin sombre, engager la conversation, on aurait pas du te laisser entrer, heh, non, je ne suis pas journaliste, mais c'est pas l'envie qui manque, un jour peut-être, oh, tiens, cette tête me dit quelque chose, effectivement, c'est bien tout le staff de Sébastien Schuller, sauf Sébastien Schuller himself. Truskel trop tôt, porte close, je ne sais pas par quel miracle j'arrive encore à tenir debout, échoué dans une brasserie miteuse, de celles qui te serviront exactement ce dont tu rêvais: un grand chocolat chaud, une soupe à l'oignon, et un verre de vin. Client unique, service angélique, douceur et sourires, faits divers et banalités, Paris d'hiver, il ne manque plus que quelques flocons sur la rue du Quatre Septembre. Entracte, chercher les mots, mentalement, préparer une réponse, âmes perdues, c'est pas facile de dire la vérité sans brusquer, repenser à ces mots, je ne suis pas celui que tu attends, de boucle en parabole, répétition de faits, on inverse juste les rôles, un coup de foudre doit être réciproque, sinon c'est un coup de grâce, acquiescer, la boucle est bouclée, oh, que j'envie ton apparente sérénité. « The past is so heavy But it's something that I can't leave » (Stuart A. Staples - That Leaving Feeling - feat. Lhasa De Sela)
2 commentaires:
"Je croise un regard un sourire, je sais que le meilleur est à venir
Si le temps est une demeure où l'on vit et où l'on meurt
J'ai eu longtemps comme un oubli c'est qu'entre temps il y a la vie"
Olivia Ruiz.
-ca devient trop triste ici-
par wefloat (2006-11-04 20:09:21)
Le 1er morceau que j'ai passé est un titre du prochain album de Bloc Party... pour ça que je me suis abstenue de passer 'Banquet'. Et toc. Pour le(s) "reste(s)" => mail.
par lara (2006-11-04 23:46:43)
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