| Un peu de... toi | |
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Lundi 20 novembre 2006 - 01:59
Appuyer sur le bonton "pause", et tout suspendre, d'un coup, brutalement. Cliquer sur "effacer", et repenser un instant à cette petite fille égocentrique, immature, ou les deux, flash-back, non, cliquer sur "effacer", et oublier, d'un coup, brutalement. Appuyer sur le bouton "pause", donc, et se noyer dans un verre d'eau, vivre à mi-temps, ne plus avoir le temps de rien, d'écrire ou d'échanger, de ressentir ou de lire, silences prolongés, "c'est moi", il faudra t'habituer.
Sortir, un peu. Concert(s) sans souvenirs, venir pour les images, ces éphémères héros de carton, arrière-goût et clichés techniquement parfaits, graphiquement propres, artistiquement convenables, mais sans émotion, sans cette petite touche de magie qui permettrait de dire plus qu'un laconique et superficiel c'est joli. C'est plus vraiment là qu'ça s'éc-out, rue Fontaine, il y a foul', mais maintenant.. on y vient en famille. Ailleurs, de discussion en discussion, parler de tout, de rien, absurde ou essentiel, photographie, musique, sentiments, fantômes distants ou êtres vivants, et puis l'écriture, exhutoire, plaisir ou gagne-pain pour toi, pour elle, pour vous, pour nous, collage d'idées, avancer petit à petit, rassembler les morceaux, lire, relire, relier, affiner, divaguer, déplacer, supprimer, relire, recommencer, le moindre détail compte, le fond, perdu en sous-entendus, la forme, plus facile, paraboles, se méfier des mots autant que des apparences, et apprivoiser cet état d'esprit si difficile à trouver, si difficile à conserver, pour pouvoir jouer au je(u); ne pas trop se remettre en question, non, "ceci n'est pas un mode d'emploi". Oublier de dormir, oublier le timing si précis des journées parisiennes, chercher sa place dans cette ville où tout va si vite, activer l'aura (in)amical, selon les circonstances, parfois, poser un lapin, s'excuser, ou pas, s'intégrer, ou pas, s'effacer ou s'imposer, observer, reconnaitre les amitiés, celles qui durent, questionner, sensibilité ou fragilité, faire attention aux détails, travailler, oublier de dormir, contrecoup, sombrer. Se souvenir, un peu. De cette simple bise aux dizaines de significations différentes; aux autres, ceux qui ne perdent ni le nord, ni leur temps: clic, on efface et on recommence, à l'identique. Se repo(n)ser, souffler, s'allonger, se laisser séduire par l'élégant et fascinant Solyaris -Slowlaris- de Tarkovsky; on y dit que le seul défaut du sommeil est qu'il ressemble trop à la mort, pas seulement: il suffit de se remémorer ces cauchemars noirs et autres rêves plus doux, ceux qui amènent parfois, par exemple, à penser, au passé ou au présent, que l'amant(e) ne fait que partie du rêve, de ce rêve dont on ne se souviendra le lendemain que comme d'une jolie chose au goût amer, nuit sans rêves égale sommeil de mort, nuit sans vie. (Interpol - Hands Away)
2 commentaires:
qu'ils te soient doux et mémorables cette nuit.
par lara (2006-11-20 02:00:20)
Ceci n'est en effet pas un mode d'emploi..
par wefloat (2006-11-20 20:40:11)
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