| Un peu de... toi | |
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Mercredi 22 novembre 2006 - 07:05
Trois nuits trop courtes ou interrompues par des cauchemars absurdes, comme une soirée d'entreprise qui se finit dans un grand loft aux murs blancs.. avec une baston générale à grand renfort de tessons de bouteilles de vin rouge, certainement prémonitoire; dans la rue, on nous hèle, "hé, les amoureux!" -- "euuh."; ailleurs, "je veux de l’amour j’ai besoin d’amour dans ce monde qui n’en a plus", ah, toi aussi, si tu savais; en citation, « l'envers de l'amour n'est pas la haine, c'est l'indifférence », et la petite fille immature ne s'est pas reconnue dans mes mots, je ne comprends pas pourquoi je perds encore du temps à y penser, peut-être que j'y tiens encore un peu.. certainement. On dit qu'il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague, oh, et quelle déception. Clic-clic-efface, unexpected end, coincidence ironique.
Au bureau, mes collègues sifflottent sur Muse, tapent du pied sur Placebo, mais apprécient aussi Archive et Pink Floyd; certains lisent "management magazine" et personnalisent leur avatar MSN avec une belle image de leur future voiture, reflet d'une personnalité certainement très affirmée, alors que, pour rester dans le même registre, d'autres te parleront de leur super roadster haut de gamme qu'ils se vantent de pouvoir acheter comptant, sans te préciser qu'ils sont trop jeunes pour le faire assurer sans que ça leur coûte au mois au moins le prix du roadster à crédit; un autre te dira mot pour mot "on a pas besoin de parler", te traitera de sale con et t'évitera à tout prix, va comprendre, rien à apprendre; il y en a qui finissent par faire n'importe quoi à force de s'entourer des "mauvaises" personnes, et d'aucuns ne servent simplement à rien, font semblant, mais le font bien, pour l'instant, pendant que quelques-unes sourient, sous-entendent, font des bisous ou roulent des pelles, voire plus, et, alors, écrasés par leur égo, d'autres refusent la contradiction, trop sûrs d'eux, droit dans le mur, si seulement je pouvais les choisir. Et puis le hasard fait que la plus que charmante demoiselle récemment recrutée pour recruter pénètre notre bureau au moment précis où les bouteilles de bière vides valsent vers la poubelle, à peine visible à cause d'un opaque nuage de fumée, donc, au moment où résonne à volume tout à fait déraisonnable le se(x|ns)uel et orgasmique Sex (I'm A) de Nathaniel Merriweather: la première impression est bien celle qui reste. Plus tard, Everybody's Gotta Learn Sometimes de Beck me colle un terrible coup de blues, et "à partir de maintenant, je ne cherche plus, je trouve" -- facile à dire, ne dis jamais à un homme qui t'attend que tu n'as pas le temps. Préparer son planning de concerts pour novembre-décembre, demander des accréditations photo sans trop d'espoir, et se préparer de toutes façons à voir et entendre Stuart A. Staples ce soir, Poni Hoax et Nude la semaine prochaine, Oi Va Voi et Vicarious Bliss celle d'après, Muse et Anathema la suivante, et ne pas encore penser à 2007, cette année un peu incertaine qui annonce quelques moments avec My Brightest Diamond, Erik Truffaz, ou les Chemical Brothers. C'est juste que la forme est jolie, mais je ne trouve pas de fond.. - Et alors ? (Nathaniel Merriweather - Sex I'm A)
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