| Un peu de... toi | |
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Vendredi 29 décembre 2006 - 14:15
Référence de la réservation: 2****K
Noms des passagers : Mr Valentin B Vol aller: Aeroport Roissy Charles de Gaulle, Paris vers Bangkok Compagnie: THAI AIRWAYS INTERNATIONAL Numéro de vol: 931 Terminal de départ: 1 Départ: 01/02/2007 13:30 Arrivée: 02/02/2007 06:30 Vol retour: Bangkok vers Aeroport Roissy Charles de Gaulle, Paris Compagnie: THAI AIRWAYS INTERNATIONAL Numéro de vol: 930 Terminal de départ: 1 Départ: 30/04/2007 00:05 Arrivée: 30/04/2007 07:05 -- I *still* can fly, baby one more time (Lamb - Gabriel)
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Mardi 26 décembre 2006 - 03:12
Il faut croire que ni cette bronchite pas mal soignée, donc violente, ni ces trois nuits blanches en dix jours, plus occupé à vomir des milliers de lignes de code PHP qu'à dormir, ni le retard considérable pris sur à peu près tout, des projets à boucler avant la fin de l'année aux préparatifs asiatiques, ni ce petit souci d'anosmie passagère qui dure, ni le mouvement social sur ma !@# de ligne de métro quand j'ai déjà une bonne heure de retard, ni le cerveau GPS du taxi qui situe le boulevard Malesherbes à deux rues du Trocadéro, ni greluche qui passe vingt minutes à prendre son billet dans un automate de la SNCF en se trompant dix fois sur la même question et en refusant froidement toute aide extérieure, ni la bonne humeur mielleuse des parisiens - forcément nonchalants - n'auront réussi à me faire rater ce train pour Strasbourg, ce même train qui va me ramener à une famille éclatée, disloquée, et un peu perdue de vue, pour l'habituelle mascarade de noël, cette très bonne excuse pour se revoir.
Gare de l'est, pas si en retard que ça, je prends trois minutes pour prendre un café, un gamin de trois ans m'offre un sachet de sucre: tiens, c'est pour toi, cadeau, merci, c'est gentil, la mère s'excuse -- mais bonnes fêtes. Plus tard, dans le train, une demoiselle presque entièrement recouverte de tatouages au henné -- salut -- c'est joli -- merci -- s'assied en face, se déchausse, se couvre d'une couverture orange visiblement plus que douce - cachemire ou autres, va savoir, juste une impression de douceur - me lance un sourire timide, ferme les yeux, et s'endort presque instantanément. Une heure après le départ, un inconnu s'approche et lui lance un très sec c'est ma place, sans préliminaires aucunes, son billet de train tendu en forme de justification, sans contestation possible. Sans un mot, elle enlève sa couverture, se rechausse, et part s'asseoir ailleurs. Puis, au fil de l'eau, un plan d'eau gelé, penser en noir et blanc aux photos hallucinantes à faire de cette campagne froide, grise, brumeuse, qui défile à 120 kilomètres-heure; en parallèle, les paroles d'I Cry, de Lamb. One day I met a precious soul Whose words had touched my heart His poetry resounded so It tore my soul apart But when I tried my thoughts to speak Emotion made my mind so weak And time stood still for years and years I bathed him in my tears I cried, I cried Tears of joy tears of pain I cried, I cried Tears of love again and again Some people turn to pills and things To help them through the day To take them up or down or just To ease the blues away But me I really want to feel The ups and downs of life so real Happy or sad emotions reign My tears flow just the same Gonna burn so completely I leave no trace Though so many out there would laugh in my face For wearing emotion so close to the skin Condemn me they might if to love's such a sin (...) Plouf. Tout à fait involontairement, renverser l'infect café SNCF sur son nouveau voisin d'en face. Vraiment involontairement: les poubelles de table des wagons de seconde classe n'ont pas de fond, tes ordures te tombent sur les pieds, ou sur ceux de ton voisin, encore fallait-il le savoir. Aux toilettes, ni eau, ni savon, ni papier pour le voyageur usager client, c'était donc ça, la diminution des déficits. S'endormir avec les Gymnopédies d'Erik Satie. Au réveil, la demoiselle aux tatouages a repris sa place. À l'arrivée, une odeur de neige, sans neige, juste du froid, la plus jolie petite soeur du monde, une autre tout aussi jolie, qui s'ouvre peu à peu, un paternel à l'ouest d'une énième rupture avec dommages collatéraux, trois ou quatre fêtes de famille - pour éviter que ceux qui ne doivent pas se croiser ne se croisent - bouffer boire bouffer boire boire dormir bouffer bouffer boire boire bouffer boire. (Lamb - I Cry)
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Samedi 23 décembre 2006 - 06:42
No news, good news,
et pas moins de quarante titres sur la dernière radio de l'année, avec, dans l'ordre, quelques douceurs (Bird & Bee, Caribou), du p'tit rock coulant (The Little Ones, Julie Doiron, Phoenix), ou un peu plus énervé (Horrors & Subways), du vieux rap ft. Damon Albarn (Deltron3030), quelques samples repris par les Fugees (Enya, Roberta Flack, Delfonics) et autres reprises amusantes (Terry Edwards, Snow Patrol, Hanne Hukkelberg, Mikael Simpson), de l'electro tout doux (Eri Nobuchika, Gabriel Rios, Timo Maas), nettement plus excité (Space Cowboy, Teki Latex, The Living Things, 120 Days, The Valentino's, Cypress Hill -!-, Metronomy, Mekon), voire déchainé (TEPR, Infants), un titre inconnu, les jolies paroles d'un certain M. M, un rapide détour par les années 80 (Corey Hart, Alan Parsons Project), un tout petit peu de funk (Troublemakers), et, surtout, plein d'electro-rock qui réveille (tout le reste). Par ici.
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Lundi 11 décembre 2006 - 13:15
Le ciel du soir de son départ
Écrire pour conserver quelques traces d'une semaine qui s'estompe, une semaine un peu à côté de ses pompes, une semaine de pensées floues et insaisissables, une semaine qui, comme prévu, mais pas complètement anticipé, s'est achevée sur un grand vide; les bouquins sont triés, de ceux qu'on aime pas.. tiens tu en veux, non, si, non, je te l'offre, non, dix euros si tu le prends, nan même pas, à ceux qu'on aime bien.. tiens, ça c'est à toi, ça à moi, non à moi, ah non, si, non; finalement, trouver trois exemplaires du même livre; les cartons faits, la vaisselle emballée, voilà, elle s'en est allée, avec le chat, le frigo, huit mètres cubes de fringues, et le sourire, après 99 semaines de cohabitation; de termes en termes, on nous disait cet appartement vous portera chance, pas vraiment, deux ans de phases, de cycles, de changements, et maintenant, ces deux pièces démeublées, vides, qui font de l'écho: au moins, on aura bien remué la poussière.
« Quand quelqu'un doit vous quitter, il n'y a rien à faire, c'est aussi inévitable que quand il vous rencontre. » Écrire, dans le calme de ce grand appartement, pour essayer de rompre cette phase de silence, cette phase tout court, un de ces cycles bien identifiés mais toujours si difficiles à stabiliser, un de ces cycles qui remettent en cause toute idée de cohérence, ou pourraient même excuser une certaine inconstance, de tremblements spectaculaires et misanthropie brutale à folie sociale-créative-communicative, les moments d'équilibre sont aussi rares que feutrés; tourner la page, repenser à ces discussions, repenser à ces artistes qu'on estime ou qu'on admire, la nuance est très personnelle, repenser à ces gens qui vont, qui viennent, qui s'engueulent, qui s'engueulent, ou qui s'engueulent, repenser à celle que j'appellais la fée, véritable antenne à émotions, infaillible capteur de vibrations et autres mauvaises ondes, et à sa très sincère conviction quand, juste avant de disparaître, elle me conseillait de changer d'entourage; sourire en pensant à cette autre fée qui me disait la même chose récemment, avec les mêmes mots, à croire qu'elles se concertent, et-ou que les vraies fées sont rares, donc précieuses, enfin, celles qui ne se transforment pas, à la fin, en dragon ailé. ![]() ![]() (Archive - Lights)
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Mardi 5 décembre 2006 - 16:26
Je n’ai pas peur de dire que je t’ai trahi
Par pure paresse par pure mélancolie Qu’entre toi et le diable J’ai choisi le plus confortable Mais tout cela n’est pas pourquoi Je me sens coupable Mon cher ami Je n’ai pas peur de dire que tu me fais peur Avec ton espoir et ton grand sens de l’honneur Tu me donnes envie de tout détruire de t’arracher le beau sourire Et même ça n’est pas pourquoi Je me sens coupable C’est ça le pire Je me sens coupable parce que j’ai l’habitude C’est la seule chose que je peux faire Avec une certaine certitude C’est rassurant de penser Que je suis sûre de ne pas me tromper Quand il s’agit de la question De ma grande culpabilité Je n’ai pas peur de dire que j’ai triché J’ai mis le plus pur de mes pensées sur le marché J’ai envie de laisser tomber Toute cette idée de « vérité » Je garderais Pour me guider Plaisir et culpabilité (Lhasa de Sela - La confession) [bientôt, une vraie note, c'est promis]
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