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Lundi 11 décembre 2006 - 13:15
Le ciel du soir de son départ
Écrire pour conserver quelques traces d'une semaine qui s'estompe, une semaine un peu à côté de ses pompes, une semaine de pensées floues et insaisissables, une semaine qui, comme prévu, mais pas complètement anticipé, s'est achevée sur un grand vide; les bouquins sont triés, de ceux qu'on aime pas.. tiens tu en veux, non, si, non, je te l'offre, non, dix euros si tu le prends, nan même pas, à ceux qu'on aime bien.. tiens, ça c'est à toi, ça à moi, non à moi, ah non, si, non; finalement, trouver trois exemplaires du même livre; les cartons faits, la vaisselle emballée, voilà, elle s'en est allée, avec le chat, le frigo, huit mètres cubes de fringues, et le sourire, après 99 semaines de cohabitation; de termes en termes, on nous disait cet appartement vous portera chance, pas vraiment, deux ans de phases, de cycles, de changements, et maintenant, ces deux pièces démeublées, vides, qui font de l'écho: au moins, on aura bien remué la poussière.

« Quand quelqu'un doit vous quitter, il n'y a rien à faire, c'est aussi inévitable que quand il vous rencontre. »

Écrire, dans le calme de ce grand appartement, pour essayer de rompre cette phase de silence, cette phase tout court, un de ces cycles bien identifiés mais toujours si difficiles à stabiliser, un de ces cycles qui remettent en cause toute idée de cohérence, ou pourraient même excuser une certaine inconstance, de tremblements spectaculaires et misanthropie brutale à folie sociale-créative-communicative, les moments d'équilibre sont aussi rares que feutrés; tourner la page, repenser à ces discussions, repenser à ces artistes qu'on estime ou qu'on admire, la nuance est très personnelle, repenser à ces gens qui vont, qui viennent, qui s'engueulent, qui s'engueulent, ou qui s'engueulent, repenser à celle que j'appellais la fée, véritable antenne à émotions, infaillible capteur de vibrations et autres mauvaises ondes, et à sa très sincère conviction quand, juste avant de disparaître, elle me conseillait de changer d'entourage; sourire en pensant à cette autre fée qui me disait la même chose récemment, avec les mêmes mots, à croire qu'elles se concertent, et-ou que les vraies fées sont rares, donc précieuses, enfin, celles qui ne se transforment pas, à la fin, en dragon ailé.







(Archive - Lights)
Un commentaire:

un ciel pareil...
je ne comprends pas.
par maaa (2006-12-21 01:11:24)

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