| Un peu de... toi | |
|
Mercredi 10 janvier 2007 - 06:27
Sérénité, calme, silence, et des rêves, des cauchemars à répétition, quelques fantômes soigneusement rangés au placard, angoisse sourde, stress d'origine inconnue, insomnies, inconstance, mais 7 jours de constance: réveils quotidiens, inopinés, à 5h32 précises [juste à temps pour Yves Calvi], rien à faire, des larmes, des visages, des figures qui défilent, un sourire angélique, réveil, sueur, chaleur, battements de coeur, chaleur, sueur, gorge nouée, une sensation de manque irrépréssible, j'ai oublié, impossible à cerner, j'ai la nausée quand je pense à toi, j'ai la nausée un jour sur deux, et trois semaines pour écrire une nouvelle, 5000 mots, l'histoire d'une hédoniste-junkie-bourgeoise, drugs & rock'n'roll & histoires de cul & self-destruction, longue est la chute, tout ça pour finir par devenir ce qu'elle a toujours détesté, 5000 mots comme autant de bouts de verre à extraire de la plante de mon pied droit, non, c'était un rêve, 5000 mots que je ne publierai pas pour le moment, trop réels, trop malsains, 5000 mots, comme un exhutoire, cadre doré pour mes démons, mais je vais bien, tu sais, regarde mes mains, ne t'en fais pas, la chute, l'atterrissage, just, y goûter, replonger, se désintoxiquer, envie d'Italie, de vacances en Antarctique, ma mère au téléphone, « dis-moi, Valentin, c'est facile d'ouvrir un blog? », oui, mais tout le monde fait l'amour, pendant qu'à la poste du Louvre, un excité explique qu'on lui a volé son virement, il trépigne, comme une vessie pleine ou un excès de cocaïne, ils appellent la police, pourtant il n'y a plus de lapins sur la ligne 14, on ne peut se laver que des pêchés quon a soi-même commis, J-21, personne peut-être n'a jamais été assez sincère pour définir la sincérité (Nietzsche), ordure! Cigarette[s], le temps est un mal nécessaire, la fuite jamais une solution, et le silence méprisable ou méprisant, ou les deux, ne pas se relire, bientôt, un massage au Wat Pho, khaw thôt mâi pen rai sabàay dii, et pour l'instant, un verre de Monbazillac. Se rendormir. Paisiblement.
(Erik Satie - Gymnopedies #1)
Ajouter un commentaire:
|
|