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admin




Dimanche 26 février 2006 - 18:38


-- public enemy (© afp)
Mardi 21 février 2006 - 18:00
Très exactement deux semaines de silence, bien involontaire, interruption imprévue de mes habituels exercices narcissiques; précisément deux semaines de vide, entrecoupé d'aventures dans divers septièmes ciels moléculaires, mais, tu sais, c'est comme toutes les bonnes choses, j'en abuse, du coup, ça me réussit pas du tout, j'en perds même mes mots, plouf; juste un peu plus de deux semaines à essayer de retrouver lesdits mots, deux semaines à redouter cet anniversaire en forme de quart de siècle et de passage de cap, que tout le monde me souhaitera en avance ou en retard, mais surtout pas le jour J; deux semaines entrecoupées par une certaine fête des amoureux-heureux qui me donne vraiment envie, une fois par an, de changer temporairement de prénom - d'ailleurs, l'an prochain, faites-moi plaisir, en février, appellez-moi Jack -; deux semaines sans vraie bonne raison de se lever, sans vraie bonne raison de s'endormir, et puis, si l'amour dure un an, visiblement, le travail aussi, d'où certainement passage d'un quotidien exaltant-c'est passionnant-ne compte pas ton temps à une routine pesante consistant à réparer les conneries des autres pendant le week-end et à ne rien faire de concret en semaine, faute de projets, le tout entraînant un état de (dé)motivation à peu près à la hauteur de mes désillusions, rien ne va plus, je fais vraiment un métier passionnant.

Un dimanche à réparer les conneries des autres, donc, et à ne penser à rien, à défaut de ne pas penser du tout, un dimanche à se voir dissous, décomposé, flou, perdu, paradoxalement plus entouré que jamais, je ne vois pas le soleil, mais plein de gens; de quoi prendre conscience de l'existence de ces petits groupes d'éléctrons flottant autour de ma planète, ces âmes qui entrent et sortent de ma vie, cette petite famille à la composition inconstante et si rassurante, moi, toi et tous les autres, ceux qui rayonnent, ceux qui sourient, ceux qui savent faire le ti-punch, ceux qui sont là depuis longtemps, ceux qui m'invitent à diner, ceux qui viennent d'arriver dans ma vie, ceux qui veulent absolument finir la soirée en appartement, ceux qui prennent du shit et laissent l'herbe chez eux, ceux qui font l'inverse, ceux qui déménagent, ceux qui chôment, ceux qui jettent des bouteilles de bière vides rue de Dunkerque, ceux qui sourient, ceux qui rient, ceux qui photographient des suicidegirls.com, ceux qui écoutent Agoria, Dan The Automator et I Monster, ceux qui cuisinent des rillettes de thon au basilic et autres émincés de volaille au citron, ceux qui rient, ceux qui vivent;

Un de ces dimanches qui laissent aussi le plaisir de prendre le temps de réaménager entièrement son sweet-home, incluant débouchage de baignoire, nettoyage des sept tasses à café trônant dans l'évier - pour la plupart en phase de reproduction avancée dans le cadre des expériences biologiques de coloc', qui prévient d'ailleurs qu'à l'étape suivante, les tasses doivent se lever et marcher toutes seules, comme les chèques - merci, enfin, passons, donc, tri des vieux papiers et confrontation avec des piles de vieilles photos en vrac, oubliées, parfois pleines d'un sale goût amer, parfois simplement mises de côté, laissées pour mortes, à trier; prendre le temps de réorganiser les espaces, tout chambouler, je veux juste me sentir bien dans mon cocon. Un dimanche soir, donc, sans magie, malgré le caleçon à fleurs, un dimanche sans magie annonçant une nouvelle semaine à errer dans cette petite ville où tout le monde se croise, se décroise, s'évite, et où les jolies filles descendent toujours à Telegraphe, je persiste; un dimanche soir à mettre une fois de plus ma vie virtuelle de côté, à force d'être à côté de mes pompes -virtuelles-; je ne répondrai probablement pas aux quelques mots doux et/ou plein d'attention reçus récemment, même si ils m'ont tous, sans exception, fait très plaisir, voire plus.

J'ai envie d'un peu de magie dans ma vie, mais quelque chose est mort en moi, ou simplement en sommeil, je ne sais pas. En attendant, comme elle le dit si bien: cher moi, ta gueule. Les plus observateurs auront remarqué une mise à jour du radio.blog de février, et puis, Dredg, quand on vire tout ce qui ressemble à un très mauvais mélange Coldplay-Evanescence-PopRockOuiFM, c'est-à-dire pratiquement tout sauf quelques titres qui n'ont rien à voir avec leur style usuel, il reste quelques perles, comme Brushtroke: Elephant in the Delta Waves:

Mardi 21 février 2006 - 10:59
- Je sais plus trop, alors, en attendant, je ressors les vieilles photos -

Lundi 6 février 2006 - 22:12
Lundi 6 février 2006 - 22:09


En avance. Je décline poliment l'invitation de la jolie demoiselle d'en face. Hélène me parle de Franck, de ses nouvelles caisses enregistreuses ultra-modernes mais si difficiles à programmer, de la fréquentation en baisse en janvier-février. A côté, l'homme en bleu fête son anniversaire aujourd'hui. Seul. Je contemple le splendide assortiment géant de charcuterie et fromage, commandé in extremis, juste avant la fermeture des cuisines.

- Aurais-tu oublié quelque chose ?
Nue dans son lit, elle s'épanche en excuses, se fera pardonner, la saucisse à tartiner attend au frais, tu en doutais ?

Changement de plans. Je précède Caroline au Clair Obscur. Franck retourne en Guadeloupe la semaine prochaine, s'occuper de sa femme et de son fils. Le jus de pomme a tourné. Je règle deux verres, on m'en offre trois. Carlotta dirige un atelier de théâtre, une école de /one man show/ à la Main d'Or. Me laisse un flyer. Tous les deuxième dimanche du mois. J'irai, en spectateur. Eva perd ses illusions sur un homme infidèle, eh oui, l'amour dure trois ans. Ou un. Ou moins. Mathieu se donne l'air d'un routard légèrement mythomane, il sera juste un sympathique compagnon de cuite. Single-serving. Quelque chose le ronge. Sa femme. Suicidée. Dans la maison familiale, à l'île Maurice. Enceinte de quelques mois.
A 4h42, je rentre en taxi. Le réveil sonne à neuf heures. Gueule de bois, tant pis, il n'y avait pas de lytchee, mais j'y retournerai. Pas serein. Humeur massacrante, vraiment, ne vous risquez surtout pas à me parler. Penser à monter un business d'importation de sirop de lytchee, ça a de l'avenir.

Dans l'après-midi, et dans une boutique SNCF,
- Bonjour madame !
- Attendez qu'on vous appelle, les ordinateurs mettent parfois du temps à démarrer.
[ cinq minutes plus tard, on appelle le ticket 361, les ordinateurs ont démarré ]
- Bonjour madame !
- Vous avez l'air pressé.
- Oui, je travaille.. (dernière tentative) Mais bonjour quand même !
- Que puis-je faire pour vous ?
- Apprendre la politesse ? Billet réservé, là, référence "YYWOPK". Et mon avant-dernière carte 12-25 -- Grognasse.



Parti en avance: quand j'ai un train à prendre, il y a toujours un quelconque incident sur la ligne 4. Ca a pas loupé. A 18h54, je quitte un Paris enneigé, froid et sec, pour rejoindre encore pire plus à l'est. Quatre heures de train monotone, exigü, merde, ils ont viré les tablettes, et non fumeur; une heure à parcourir un quelconque magazine d'actualité; 2h30 devant Va, vis et deviens, terriblement émouvant, j'écrase ma larme, la nature humaine est définitivement profondément avide de connerie. Je me souviens de ce bout de phrase, de ce ton, de cette vibration, déracinée, je suis bouleversé. Je transpose. Compris. Un des personnages s'appelle Yaël. Regards insistants et en biais de ma voisine de wagon. Vraiment pas envie de parler. Trente minutes à grifonner un brouillon de billet, deux cigarettes. Arrivée à Strasbourg. Cinq centimètres de neige. La place de la Gare est une patinoire. J'attends à l'angle de la rue du Maire Kuss. On me demande une clope. Je sors les thaïlandaises. On me propose du shit.

Serein. Famille, amis de la famille. Tout le monde est là. Même un certain professeur de saxophone, de l'époque conversatoire-horaires-aménagées. Presque pas de souvenirs. Dix ans. Lointain. Marjorie chante en créole. Je lui demande de traduire. Quelques minutes plus tard, Paquita entre dans la pièce. Lui demande de traduire. On fume un joint. Je saigne du nez. Marie-Louise est fière de son foie gras fait maison. Avec raison. Un grand-père né le 18 février, une petite-fille née le 12 février, un petit-fils né le 8 février. Facile. Aquatique. Simon part à Marrakech. Il est différent. Distant. Je me réjouissais de le revoir: ce gars m'a manqué et marqué, comme un guide, un inspirateur ou un modèle. Paquita, fidèle à elle-même. Conil me manque, j'irai la voir en Espagne. Tu es français, je ne peux pas te dire que je t'aime beaucoup. -- Si, tu peux. Je réalise avoir séduit la mère et la fille. Evidemment différemment. L'histoire de la fenêtre. J'ai terriblement envie d'aller à Barcelone. Une lettre manuscrite. Le mot sérénité. Marilou s'appelle en réalité Marie-Hélène. Marilou a un charme énorme, magnétique, aussi indéfinissable qu'irrésistible. Marilou rayonne. Je la dévisage. Marjorie monologue. Me fatigue. Christian est présentateur sur une chaîne de TV. Il parle de Marie Drucker. D'un pont d'éclairage qui s'écroule. Capte, captive l'attention. Une bise à Marie Drucker, s'il-te-plaît. Le demi-frère de ma demi-soeur. Ressemble trait pour trait à son père. Je l'ai connu. Je m'en rappelle parfaitement. Lui n'en a qu'un souvenir très flou.

Problème de sommeil. Sérénité, tu seras gentille, reste là. Les superficialités alsaciennes me fatiguent. Mon intérêt pour le nouveau rond-point entre Killstett et La Wantzenau est étrangement très limité. Dîner. Ma soeur. Je ne partage pas du tout ses valeurs. Elle réagit violemment. Je suis surpris. C'est de famille. Elle s'offusque. Ils sourient.

Sérieusement embrumé. Passé la nuit à chercher un problème vraisemblablement dépendant de la position de la lune et de certaines étoiles, du coefficient de marée sur les plages bretonnes, et de la quantité instantanée de rayons cosmiques non filtrés par notre atmosphère. Pas serein. Fouille au corps. Fouille approfondie des bagages, ça va être dur à refermer. Je lui dis qu'il a laissé passer un rasoir et un couteau ?
Lire les blogs en attendant le vol en retard. A bord, avoir l'impression de reconnaitre Caroline. Rungis. Banlieue. Mercuriales. Grisaille. Mauvaise nouvelle. Saloperie de fisc. Plus serein du tout.

Vendredi 3 février 2006 - 17:48
.th - 8/8 (Bangkok)
Vendredi 3 février 2006 - 17:46
.th - 7/8 (Bangkok)


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