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admin




Mardi 31 octobre 2006 - 01:15
C'est le désir qui fait tourner le monde, et Laurence Bobillier est un sosie presque parfait de la femme dont je t'ai brièvement parlé au téléphone, celle que j'aimais, pour de vrai, celle que j'ai eu un mal de chien à oublier, mais maintenant ça ne pique même plus quand j'y pense, deux ans, vive le temps, tiens, repenser à ce temps, « y penser tout le temps, à ce temps qui court, ce temps perdu, ce temps d'oubli, ce temps qui sépare, ce temps qui laisse -parfois- le temps de se retrouver, ce temps auquel seules les émotions et sentiments les plus robustes peuvent, à la longue, résister, ce temps qui laisse tour à tour pourrir les pires rancoeurs, les efface, les ravive, ce temps qui fait oublier ceux qui ne savent pas dire non, ceux qui disent trop facilement oui, ceux qui savent ce qu'ils veulent mais pas ce qu'ils ne veulent pas, ou ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent mais qui savent ce qu'ils ne veulent pas, ce temps qui gomme les petites éraflures de la vie, parfois les grosses, ce temps qui peut laisser place au doute et aux incertitudes, ce temps si long ou qui file parfois trop vite, ce temps qu'on attend, ou ce temps qu'ils auraient voulu pouvoir suspendre, au moment précis où leur lèvres se touchaient » (21/09).

Plus tard, vers cinq heures du matin, l'heure fétiche, plus d'un mois de sevrage, pas de drogues illégales, j'entends, je me sens bien, je ne regrette rien, mais les effets physiques sont toujours aussi présents, c'est simple, je ne dors plus, même avec une accumulation d'heures de sommeil en retard digne d'un consommateur assidu de metamphétamine, même au bord de l'épuisement, même quand je sens les larmes monter. Volonté. À cause de toi. Mais pour moi.

Alors, occuper son temps de cerveau disponible avec Wikipedia, je me passionne pour les tunnels, souterrains, complexes et autres réseaux urbains; on y apprend par exemple que la direction du métro moscovite est indiquée par le ton des annonces vocales à l'intérieur des rames: sur les lignes radiales, une voix masculine indique un déplacement vers le centre, une voix féminine indique un déplacement vers les périphéries, votre patron vous appelle au travail, votre femme vous rappelle à la maison. Efficace. On y apprend aussi qu'il existe un deuxième réseau souterrain, presque plus étendu, secret, supposé dédié à l'évacuation des élites en cas d'attaque sur la ville. À Paris, certains quais proches de la station Porte des Lilas servent pour des tournages de films, entre autres Emilie Poulain. La station fantôme visible en prenant les lignes 8 ou 9, entre République et Strasbourg-Saint-Denis, s'appelle en réalité Saint Martin, a été fermée au début de la seconde guerre mondiale, et sert maintenant à l'accueil de sans-abris. Et puis, cher geek, sache que la ligne 14 tourne sous VMS. Parenthèse, sur flickr, Floripa Fashion. Funny.

Parabole, de lien en lien, je range les miens, survol, restructuration, on fait une boucle, de le lire me fait sourire. De liens en actes, je ne sais pas vraiment où je veux en venir, j'ai souvent failli cliquer sur "supprimer ce blog", mais non, pas tout de suite, pas maintenant, c'est trop tard, trop tôt, j'en dis certainement trop, je ne sais pas, c'est flou, j'y reviendrai.

Aujourd'hui, lundi tristesse, un texto reçu en plein sommeil, lu inconsciemment; du coup, elle s'immisce dans mes rêves, contrecoup, réveil cauchemardesque, et cet espèce de coup de blues plus que violent, pas d'échappatoires, je ne m'y attendais pas, je ne pourrais pas rappeller la jolie Léa dans cet état. Émerger, et puis non, cette non envie d'y aller, alors j'y vais pas. Quelques heures à tourner en rond dans l'appartement, cigarette sur cigarette, inactivité, plus de cigarettes, la faim me pousse enfin à sortir, courses entre deux mois, chèque en bois, le livreur manque d'éclater la bouteille de bordeaux sur le palier du deuxième étage, enfin, oeufs de lompe, péché mignon, soupe de poissons y croutons, heineken lager beer, munster au cumin, tout va bien.

En fin de journée, je me rends compte de l'existence du texto à mauvais rêves. Réponse. La sienne ne se fait pas attendre: adieu. Froid et sec, extrême. Tout ça pour en arriver là. Téléphone. N'importe quoi. Une entrevue, un rendez-vous, te voir de visu, dialoguer, en vrai, en tête à tête, maintenant, c'est plus facile, je sais qu'on ne s'embrassera pas. Over.
Juste après, je relis ces mots, et je me dis qu'on ne peut pas faire l'amour à des mots, pourtant j'aurai adoré. 20six est en rade, mais je peux les relire ailleurs, alleluia, ils sont conservés dans une grosse base de données, agrégateur, merci, mais je ne les reproduis pas ici. Faire l'amour, tiens, je crois que j'ai vraiment besoin de sexe, oh, pas de sexe bestial, animal, non, de préliminaires, de douceur, de tendresse, de sensualité, de ne pas douter pendant quelques heures, juste vivre, écouter, ressentir. Ne me juge pas.
Plus tard, penser à aller, ou pas, au Paris Carnet de ce mercredi [ceci est un message subliminal], et, tiens, par hasard, Yelle au grand journal de canal, oh, elle est modeste, et jolie, en plus. Brigitte Fontaine, quelle gueule, une vraie Dame. Elle me fait penser à Paquita, et à son sourire d'une oreille à l'autre. Un foutriquet, c'est un genre de branleur, elle aurait certainement pu le dire. FNAC demain, peut-être un tour au bureau, et on tuera tous les affreux.



(DJ Rap - You Get Around)
Mardi 31 octobre 2006 - 00:42


(Beck - Cellphones)
Dimanche 29 octobre 2006 - 13:21
C'est toujours quand tu t'y attends le moins..
..Que ça te tombe sur le coin de la gueule.

À la base, rien de monstrueux. Une soirée labellisée Mort aux Jeunes, le Club des Bisous / Cabaret du Cul, donc, forcément une bonne soirée, même en solo.
Arrivé en avance -comme d'habitude-, le bar est parfaitement désert. Gueule d'enterrement. Le gars préoccupé, anxieux. Faire des bisous. Hey, ca me fait plaisir de te voir. Oh, moi aussi, si tu savais. Des bisouuus. Ca va déjà un peu mieux. Prendre une table, tripoter son téléphone, surfer sur Internet, écouter de la musique, boire des bières en attendant que le 9 Billards se remplisse. Sur le mur, plein de cartes postales patafixées, représentant un gros coeur rose. Juste en dessous, deux noms inscrits au feutre: Charles Bukowski, Emile Zola. Un peu partout, des coeurs en carton, suspendus au plafond. À côté, un anniversaire, un écran de projection sert de séparation entre les deux "espaces". Son pas trop fort, c'est appréciable. Portishead, Björk, Yelle, La Fièèèèèèèèèvre, et.. C'est Hooverphonic? Non, un autre groupe, dont je ne me souviens plus du nom, mais je ne doute pas un instant qu'un compte-rendu de soirée-playlist me rafraîchira la mémoire dans peu de temps, après tout MySpace ne sert pas qu'à flatter les egos en manque d'amis.

Au bout de quelques demis, une vessie, même masculine, finit toujours par saturer. S'absenter deux minutes. Revenir à sa table. Se rendre compte qu'elle est maintenant squattée par deux splendides créatures, sorties de nulle part. Euuh. Salut. On partage?. Avec plaisir. Faire les présentations. Oh, c'est joli comme prénom. Bla bla bla bla bla bla. Sourire(s) en coin. Électro-cookie. Bla bla bla bla bla bla. Une jolie blonde me vole honteusement mon briquet, sous mes yeux, mais je t'en prie, sers-toi, et dis-moi ce qu'une aussi jolie demoiselle fait toute seule dans un coin aussi sombre. Ben je chante pour Plateau-Repas, je m'isole un peu pour décompresser, le trac, tout ça.. Retour à mes squatteuses. Sourire(s) en coin. Valentin, tu es un saint. M'en parle pas. Deux heures et quelques verres plus tard, oh, on va y aller, métro, bla bla. S'attendre à une bise, enfin, un bisou, c'est le thème de la soirée, quand même.

En fait, non. (...)

Plus tard, ressortir du 9 Billards sur un nuage et la faim au ventre, chamboulé, pour de vrai. Aller se prendre un grec-frites-à-emporter-sauce-blanche-sans-oignons-s'il-te-plait, rue du Faubourg du Temple. Le dévorer en trois minutes devant le 9 Billards. Cinquante mètres de file d'attente. Videur fait chier pour re-rentrer. Non mais euuh j'étais là avant, tu as vu le badge, fais pas ton lourd. OK, pas de soucis, bonne soirée chef. La température ambiante est montée de quelque chose comme vingt degrés. Le live de Plateau-Repas commence tout juste. Une pêche impressionnante. Sueur, boum, boum, c'est orgasmique. Aller dire trois mots à la chanteuse. Tu n'est pas vraiment québécoise, non ? Lui tendre un briquet: tiens, ça pourrait t'être utile.

Finir son verre, re-ressortir du 9 Billards. Direction métro, budget fin de mois. À Mairie des Lilas, fatalement, demander du feu à une inconnue. Quinze minutes et une cigarette plus tard, home sweet home. Reprendre les notes du jour. Effacer les mots suivants: (...) d'excuses en prétextes, à force de t'attendre, je sais même plus à quoi tu ressembles, alors je vais aller voir ailleurs, ceux qui sont vraiment vivants, ceux qui font pas semblant, après tout, « la vie n'attend pas ».



(Louise Attaque - Léa)
Samedi 28 octobre 2006 - 17:19
(note décousue)
Coup de fil. Sa voix, nasale, mais souriante, douce, je suis à bout de souffle. Pourquoi? Aucune idée. Vingt-cinq minutes plus tard, raccrocher. Juste après, tête-à-tête, question, réponse, décision. Je dors très mal depuis quelques semaines. De nouveau cette espèce d'angoisse sourde, d'origine complètement inconnue. Le matelas ressemble de plus en plus à une grosse éponge humide. Impression désagréable. Battements de coeur. Tu vis encore, au moins.
Vers quatre heures du matin, deux explosions, fanfare de sirènes, balcon, cigarette, rien en vue, juste cette odeur persistante, âcre, plastique brûlé.
Samedi après-midi, il fait doux; une journée au parc des Buttes-Chaumont. Allongés dans l'herbe, sur un grand plaid violet-fuschia plein de poils de chat, prendre des photos pour un projet de montage vaguement schizophrène, écouter les Strokes, discuter de tout, de rien, sourire, simplement profiter de l'instant présent. Au coucher de soleil, remonter sur les hauteurs du parc, regarder le Sacré Coeur, respirer. Se dire au revoir, tout simplement. Oui, je sais, keep cool, c'est juste que je me réjouissais. Et puis je veux pas être compris, alors j'écris n'importe quoi, n'importe comment, à mots couverts, ou pas. Ne cherche pas à comprendre. Et tant pis si tu le prends mal.
One-way-trip, pas cool. Internet c’est chouette et mon cul c’est du poulet, alors, première étape d'une vraie cure de désintoxication; faire le vide et se débarrasser de l’inutile. Même si ca sert à communiquer. Ca va changer quoi? Ne cherche pas à comprendre. Tant pis si tu le prends mal, t'as qu'à m'envoyer des lettres. Des vraies, sous enveloppe timbrée. Ou utiliser ton téléphone. Celui qui fait dring. T'as rien compris? C'est normal. Et tant pis si tu le prends mal.



(A Silver Mount Zion - God Bless Our Dead Marines)
Samedi 28 octobre 2006 - 04:06
Comment obtenir un visa français à partir d'un pays étranger ? Rien de plus simple, il suffit de consulter la page dédiée du site internet du ministère des affaires étrangères :


Hah.
Samedi 28 octobre 2006 - 00:00
De ville lumière à.. cité des anges.
« Vider les étagères.
En haut. Rayons CDs. Ne garder que ceux qui représentent quelque chose; en premier, Des Visages Des Figures, de Noir Désir, Splinter, des Sneaker Pimps - je ne savais pas que tu étais fan -; après, tous les Radiohead, PJ Harvey, Troublemakers, Nitin Sawhney, Jeff Buckley, Muse, Sébastien Schuller, High Tone, Placebo, dEus, Erik Truffaz, Hed Kandi, Jelena Ana Milcetic -pardon, Helen Merrill-, I Monster, Goldfrapp, et autres Trash Palace. Mettre tout le reste dans un carton. Non, trop lourd, après tout, rien n'est perdu, alors, *tout* mettre dans un carton. Sauf Des Visages Des Figures, et Splinter. Le reste sur un lecteur mp3: au moins, il ne pèse presque rien.
Au milieu. Rayon livres. N'en garder que deux ou trois, oh, pas les gros pavés, les poche, plus légers, ceux qui me rappelleront ici. Virginie Despentes, Lolita Pille ou Saint Exupéry ? Cul-ture, mon cul. Mettre tout le reste dans un carton.
Bibelots divers, restes de places de concert ou de cinéma, flyers psychédéliques ou simplement jolis, vieux magazines que je ne pourrai jamais me résoudre à jeter, souvenirs de voyages ou d'amours morts, girafes et zèbres, vieilles souches de chéquiers, albums photos.. poubelle, ou carton, c'est selon.
En bas. Rayon DVDs. Direction carton. Lui offrir In The Mood For Love.
Voilà, étagères vidées, c'était rapide. Je comprends ce que voulait dire l'huissier du trésor public quand il me disait qu'il n'y a rien à saisir chez vous, monsieur.
Jeter le canapé-lit vieillissant dont personne ne voudra, le tapis bleu pourissant, les fripes et fringues plus à la bonne taille, mal usés, déformés ou complètement démodés, les bidules électroniques sans valeur, télévision, carcasses de PCs d'une autre époque. Vendre ce qui est encore vendable. Donner le reste. Jeter le surplus, sans le moindre scrupule.
Mettre toutes les archives papier dans un carton. Sept ans de courriers administratifs, contrats de travail, fiches de paye, avis d'imposition, avis à tiers détenteur, cinq kilos de documents étiquettés "Deine", quinze kilos d'archives "procès". Noos vs. Beck, Loana vs. Beck, Colt vs. Deine, URSSAF vs. Beck, souvenirs, souvenirs.
Envoyer tous les cartons en banlieue strasbourgeoise, par transporteur, pour stockage.
Dans un grand sac de voyage, mettre un ordinateur portable, quelques bouquins, du linge propre -de quoi tenir quelques jours-, l'appareil photo numérique, son alter-ego argentique -celui qui fait "clac"-, quelques cartes mémoires et pellicules, le lecteur mp3, Des Visages Des Figures et Splinter, deux-trois bouquins, un téléphone tribande, et un bloc-notes.
Prendre le temps d'aller diner avec quelques bons amis. Ceux auquels je tiens. Ou ceux qui m'insultent quand ils ne vont pas bien. Ceux que je ne veux pas perdre de vue. Foie gras. Un dernier pavé saignant-pommes sarladaises. Un bon Pomerol. Digestif. Cognac ou vieille prune ?
Ne pas oublier de faire la procuration électorale. Le passeport est bien là. Le billet d'avion aussi. Au singulier, comme un aller simple. Rien de plus. Non, rien de plus. Vraiment. »


Pour l'instant, rien de tout cela n'est encore fait, mais ma décision est prise, en accord avec mon employeur. La plus importante décision en sept ans de [sur]vie parisienne. Le préavis de l'appartement bagnoletais est donné pour la mi-janvier. Quelques jours après, un nouveau quotidien, à quelque chose comme 12 568 kilomètres d'ici.
Durée: indéterminée. Lieu: Bangkok. Visa touristique, trois mois maximum. Et après ? Visa-Run ? Bah, on verra.

Tu n'imagines pas combien je suis terrorisé en pensant à l'Inconnu, et paradoxalement soulagé à l'idée de quitter quelques temps cette ville -je compte bien y revenir-, ni à quel point il m'est difficile d'écrire cette note. Ou de relire celle-là, ou celle-ci. Nostalgie avant l'heure. Place aux citations.

« Les plaies se referment, mais il reste toujours des cicatrices, plus ou moins visibles, qui gênent lorsque le temps change, rappellent leur existence sur ta peau, et, avec elles, le coup qui les a causées. Or, le souvenir du coup influera sur tes décisions futures, réveillera des peurs inutiles, des chagrins misérables, tu deviendras une créature lâche et terne. Pourquoi vouloir t'enfuir et quitter la ville où tu as chu ? Parce que tu espères vainement qu'ailleurs, sous un ciel plus clément, tes cicatrices ne te feront plus mal et que tu boiras une eau plus pure ? Les ruines de ta vie se reformeront toujours. Où que tu ailles, tu emporteras ta ville avec toi. Il n'y a ni terre ni mer nouvelles, la vie que tu as ratée demeure ratée n'importe où sur la planète. » -- Lucía Etxebarría (Beatriz et les corps célestes)

« Et moi, émoi, sans toi, las, d'ici quelques mois,
De me retrouver sans toit, et ne pas savoir toutefois,
Si je veux rester ici, ne pas choisir ce que je vis,
Ou décider, m'absenter, faire ma vie, admettre, par asymétries,
Que plus rien ne me relie - à cette douce cité mélancolie. »
-- v.

-- Mais maintenant, je sais.
Jeudi 26 octobre 2006 - 17:13
« Les plaies se referment, mais il reste toujours des cicatrices, plus ou moins visibles, qui gênent lorsque le temps change, rappellent leur existence sur ta peau, et, avec elles, le coup qui les a causées. Or, le souvenir du coup influera sur tes décisions futures, réveillera des peurs inutiles, des chagrins misérables, tu deviendras une créature lâche et terne. »

[sur le même axe: « quand on ne sait pas aimer..
..il n'est jamais trop tard pour (ré)apprendre »
]
Mercredi 25 octobre 2006 - 20:07
(sweat dreams)
Sous la couette à minuit, sommeil.. imminent.
Pas loin, une porte claque, *clac*,
se relever après 30 minutes, aller claquer une porte, *clac*, se recoucher,
Une heure plus tard, la vieille voisine hurle sur son chien, je l'entends bien, les murs sont fins,
J'hésite à lui hurler un retentissant "ta gueule" à travers le mur, sans retenue aucune,
Se recoucher: confusion, oppression, pression, tension, angoisse floue,
Encore plus tard, allumer la tv, se détendre, ne -pas- penser, pas un peu, pas du tout,
Tourner en rond, côté gauche, côté droit, à plat ventre, sur le dos, non, rien à faire,
Quatre heures, faire le vide, s'endormir,
Plus tard, de son balcon, observer un couple de voisins, dans l'immeuble d'en face,
Allongés sur un canapé moelleux, ils discutent, font des photos,
Lui demander tu crois que c'est un top-model ?
Elle n'attend pas la fin de la question pour sauter par la fenêtre,
Echanger quelques mots avec eux, et revenir en volant,
Non, ce n'est pas un top-model, mais ils sont très gentils,
D'accord, mais maintenant,
La machine à laver est en équilibre sur le rebord du balcon,
Commence à tomber, mais Damon Albarn la rattrape, s'assied dessus, en amazone,
Bon, on fait quoi maintenant ?
On appelle une grue, non, trop long, la police, non, attrape le,
Elle le prend par le cou, d'un coup sec le remonte sur le balcon, sonné, il crie "she's dare",
Une seconde plus tard, la machine à laver tombe à pic, quatre étages, un vacarme épouvantable,
Il est midi, réveil sans réveil, juste un rayon de soleil, les murs sont jaunes, le ciel aussi,
Ne reste que le souvenir si précis de ce rêve si étrange.



(Gorillaz - Dare - DFA Mix)
Mercredi 25 octobre 2006 - 19:42
me&myself: #1


-- (première d'une longue série..)
Mercredi 25 octobre 2006 - 13:56
énorme.
Mardi 24 octobre 2006 - 03:34


-- franchement, -qui- pourrait résister à un flyer pareil ?
Lundi 23 octobre 2006 - 04:50
Et forcément, juste quand je pense à aller m'enrouler dans la couette, voila que je tombe sur...



(Muse - Muscle Museum - Soulwax Remix)
Lundi 23 octobre 2006 - 04:20


-- non, c'est juste que j'adore cette photo - © mondino
Lundi 23 octobre 2006 - 03:48
Panne de mots, non, pas vraiment, il y en avait exactement cinq-mille deux-cent soixante-et-un, de mots, qui attendaient sagement leur heure, suspendus dans un espèce de gros brouillon décousu.

Non, juste un instant de flottement, tous ces mots revenaient bien trop souvent aux mêmes choses, entre ces nombreuses addictions de longue date, si difficiles à abandonner d'un trait - celui qui me dit qu'on peut fuir plus de trois drogues d'un claquement de doigts ou qui me parle de volonté s'en prend une -, donc, entre un emploi qui n'a plus rien d'épanouissant, elle et ce temps que je n'ai jamais pris pour qui que ce soit d'autre, parce que ce n'est pas qu'une simple histoire de temps, ni une simple histoire tout court, je prends des pincettes, un pas en avant, deux pas en arrière, avancer à tâtons, avec mille précautions, un peu comme en cueillant une fleur de pissenlit, précieuse, éphémère et si fragile;

Se détendre, regarder ces mains et ces ongles impeccables, mettre un baton d'encens à brûler, simplement ne plus y penser pendant quelques jours, et se dire que tout aurait certainement été très différent si je n'adorais pas à ce point le gratin de potiron - enfin plutôt la soupe de potiron maison, comme chez maman, avec des "vrais" morceaux, du gruyère fondu, un peu de crème fraiche et une pincée de poivre pour relever le tout. Plus tard, lire que l'alcool fait des ravages, et se dire que la vie a vraiment décidé, non sans une certaine ironie, que le 5 novembre ne sera finalement qu'un samedi comme un autre.

En attendant, pour finir ce sobre mois d'octobre, et se consoler de ne pas aller voir Nouvelle Vague à la Cigale lundi soir, une nouvelle radio pleine de titres inconnus/remixés/nouveaux/inédits, avec du rock-rock -Randy Russo, Brazilian Girls, Gossip-, quelques bidules électro-rock plutot amusants -Professor Murder, Klanguage-, du trip-hop coulant -Eri Nobuchika/Roÿksopp, Regina Spektor/Blockhead-, de la soul cristalline -Babyyyyyyyyyyyyyy, this love I have-, un remix de Ladytron absolument.. méchant, quelques titres revus par Justice/Soulwax/Simian, et, même, *ha*, Yelle, qui tue tout, surtout un certain Cuizinier.
Lundi 23 octobre 2006 - 03:19
L'autre jour, oops, l'autre nuit, le 17, je crois, une émission dopaminée sur Arte, "Pardon, mais c'est trop bon"; deux excellents documentaires sur.. l'orgasme; un présentateur qui manque de fondre de rire en voyant un troupeau de bites sauteuses sur un écran derrière lui; des femmes qui découvrent le septième ciel en solitaire, à 45 ans, parce que beaucoup d'hommes n'ont toujours pas découvert le sens du mot douceur; un vagin "musclé" en vaut deux; et d'autres petites choses qu'il est -si- bon de savoir; au fait, mon dernier "vrai" orgasme, oh, en 2005, avec celle que j'aimais, et toi?

Ah, et en guise de générique de fin, à voir absolument:

Lundi 23 octobre 2006 - 02:34
On peut facilement oublier le souvenir du parfum, de l'odeur de quelqu'un, pour, parfois, le reconnaitre sur quelqu'un d'autre, le retrouver à l'identique, sur la même personne, ou le deviner dans une foule; de même pour les visages perdus de vue, jusqu'à tomber, par hasard ou parce que, sur une image, même partielle ou floue; les traits se précisent, lèvres.. sourire; yeux, cils, sourcils.. regard; nez, pomettes, menton.. visage; grains de beauté, imperfections naturelles.. détails insignifiants; « Smitten with desire. »

Samedi 21 octobre 2006 - 19:02
Un frisson en revisionnant ce projet de clip pour Death Cab for Cutie, trouvé il y a quelques semaines chez fubiz :



-- "Oh, il va falloir se lever demain"
Mercredi 18 octobre 2006 - 04:28








(Kim Novak @ Klub)
Mercredi 18 octobre 2006 - 03:04


-- « reprenons du début: un lapin blanc sur un lit de post-its roses, et après, vous disiez ? »
Jeudi 12 octobre 2006 - 08:19
rrr.
Lundi 9 octobre 2006 - 17:18
chambouler: bouleverser, bousculer, chambarder, changer, déranger, ficher en désordre, ficher sens dessus dessous, mettre en désordre, renouveler, renverser, retourner, révolutionner, transformer, transporter.

angine: amygdalite, esquinancie, mal de gorge, pharyngite. saloperie.
Jeudi 5 octobre 2006 - 05:03


- Et la différence entre la prose et la poésie ?
- La poésie en dit long et c'est vite fait; la prose ne va pas loin et prend du temps.
Mardi 3 octobre 2006 - 16:35
« Dans la vie, nous pleurons dans trois circonstances. Quand on perd quelque chose, quand on trouve quelque chose, et quand on se trouve devant quelque chose de magnifique. »
Mardi 3 octobre 2006 - 03:17
"Smile, smile, and the whole world will smile with you."
I wanna be much more like you,



The way your smile lights up the room,



I'll kick back as men flirt with you,



To jealously I'll stay in you,



This confidence in me and you,



This hope that you and I will bloom,



I wanna fall in love with you...



I wanna say I do...



The question is "do you" ?
Lundi 2 octobre 2006 - 01:55
« être adulte consiste en grande part à se réconcilier avec la singularité de nos propres émotions et le malaise qui les accompagne »
Dimanche 1er octobre 2006 - 18:14
pissons dans les langueurs monotones d'un violon d'automne,
mais en silence.
avec juste des violons, ces cons de violons,
ces violons obsédants, insistants, Silver Mount Zion,
ces violons durs, violents, pour un Requiem,
ces violons qui te glacent le sang, Lisa Gerrard,
ces violons tristes, Lhasa,
ces violons d'espoir, Tellier, encore lui, ou pas,
ces violons effacés et pourtant omniprésents, Kravitz,
ces violons agiles et délicats, hey, Melody,
ces violons posés, ou complètement fous, les Elles,
ces violons indispensables, Daydream,
ces violons apaisants, Cantat,
ces violons doux comme des nuages, oh, Jane,
un dimanche de violons, sur la radio de septembre.
Dimanche 1er octobre 2006 - 03:55
"the city sunset over me" (09/06)
Dimanche 1er octobre 2006 - 03:12
date me disappoint me love me kiss me offend me kill me fuck me hate me save me bore me teach me feel me push me touch me scare me judge me ignore me abuse me feed me confuse me amuse me read me know me draw me lick me own me amaze me watch me forget me remember me see me trust me question me kick me smell me hurt me correct me call me trick me suck me imagine me respect me like me miss me leave me get me loose me

-envie de bruyère-
Dimanche 1er octobre 2006 - 02:37
/balval/ (09/06)
Dimanche 1er octobre 2006 - 02:35
« les amoureux de Bercy » (09/06)
Dimanche 1er octobre 2006 - 02:33
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