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admin




Jeudi 23 novembre 2006 - 11:22
Humeur massacrante, captif de ses rêves, contrarié par une névrose ordurièrement contagieuse, bref, pas du tout d'humeur pour ce concert, mais, va, les places sont prises, on dira que les jeux sont faits. Le Café de la Danse est bien un lieu commun, j'y avais vu Syd Matters il y a quelques années, souvenir d'un concert trop court, mais en bonne compagnie. La bière y est toujours aussi chère, mais le cadre sympathique, l'accoustique plus que correcte, voire impeccable, et on y entend Beirut en croisant une foule de bobo trentenaires propres sur eux, qui sont peut-être même, pour certains, qui sait, de scintillants bloggeurs parisiens venus incognito après avoir vu l'annonce du concert dans Télérama.
Attendre, une cigarette aux lèvres, une bière à la main et Pulp dans l'autre, croiser une vieille connaissance, dont je ne me souviens que du prénom, de son appartement bellevillois et de sa tumultueuse relation avec un certain Y. Tiersen, Paris est minuscule. Trop, parfois. Puis, mon invitée arrive, si distante, va comprendre..
Extinction des feux, allumage des projecteurs pour une première partie avec la voix envoûtante de Laura Lopez Castro, une prestation accoustique, inattendue, douce et sensuelle, avec ce petit quelque chose qui vient des tripes, indéfinissable et plus qu'agréable.

(plus tard, une demoiselle arrive)

- Excuse-moi, je peux m'asseoir ici, il n'y a personne ? [cette voix de velours me dit quelque chose]
- Oui, bien sûr, va, je t'en prie..

- Arthur, viens, il reste une place juste là.. [cette tête mal rasée me dit quelque chose]
- Merci Lhasa.. [cette voix rauque me dit quelque chose]

- À mon tour de m'excuser, mais.. Lhasa.. LA Lhasa, celle qui chante « That Leaving Feeling » avec Stuart,
et qui m'a fait vibrer avec « La Llorona » et « The Living Road » ??
- Euh.. Oui.. C'est une très jolie chanson, « That Leaving Feeling », merci pour le reste.
- (ow) Et donc, là, juste derrière, Arthur, c'est bien Arthur H ?
- Oui. Tu t'appelles comment ?
- (ow) Valentin. Mais.. Donc.. Tu chantes ce soir ?
- (sourire)
- (ow)
- (sourire)
- Tu veux une bière ?

(...)


Sourires, sourires, et, donc, sourires. Et Stuart entre en scène. Un son chaleureux, brûlant, majestueux, cette voix nasale, caverneuse et veloutée, des chansons sobres et "douloureuses" sans pour autant être tristes; inévitablement, Lhasa sur scène pour « That Leaving Feeling », s'ensuivent cinq titres en rappel, un dernier au revoir, métro-dodo, nuit de quatre heures sans rêves ni cauchemars, et toujours ce sourire persistant au réveil. Il m'en faut peu.



(Lhasa De Sela - El Arbol del Olvido - traduction des paroles)
Mercredi 22 novembre 2006 - 07:05
Trois nuits trop courtes ou interrompues par des cauchemars absurdes, comme une soirée d'entreprise qui se finit dans un grand loft aux murs blancs.. avec une baston générale à grand renfort de tessons de bouteilles de vin rouge, certainement prémonitoire; dans la rue, on nous hèle, "hé, les amoureux!" -- "euuh."; ailleurs, "je veux de l’amour j’ai besoin d’amour dans ce monde qui n’en a plus", ah, toi aussi, si tu savais; en citation, « l'envers de l'amour n'est pas la haine, c'est l'indifférence », et la petite fille immature ne s'est pas reconnue dans mes mots, je ne comprends pas pourquoi je perds encore du temps à y penser, peut-être que j'y tiens encore un peu.. certainement. On dit qu'il vaut mieux être déçu que d'espérer dans le vague, oh, et quelle déception. Clic-clic-efface, unexpected end, coincidence ironique.

Au bureau, mes collègues sifflottent sur Muse, tapent du pied sur Placebo, mais apprécient aussi Archive et Pink Floyd; certains lisent "management magazine" et personnalisent leur avatar MSN avec une belle image de leur future voiture, reflet d'une personnalité certainement très affirmée, alors que, pour rester dans le même registre, d'autres te parleront de leur super roadster haut de gamme qu'ils se vantent de pouvoir acheter comptant, sans te préciser qu'ils sont trop jeunes pour le faire assurer sans que ça leur coûte au mois au moins le prix du roadster à crédit; un autre te dira mot pour mot "on a pas besoin de parler", te traitera de sale con et t'évitera à tout prix, va comprendre, rien à apprendre; il y en a qui finissent par faire n'importe quoi à force de s'entourer des "mauvaises" personnes, et d'aucuns ne servent simplement à rien, font semblant, mais le font bien, pour l'instant, pendant que quelques-unes sourient, sous-entendent, font des bisous ou roulent des pelles, voire plus, et, alors, écrasés par leur égo, d'autres refusent la contradiction, trop sûrs d'eux, droit dans le mur, si seulement je pouvais les choisir. Et puis le hasard fait que la plus que charmante demoiselle récemment recrutée pour recruter pénètre notre bureau au moment précis où les bouteilles de bière vides valsent vers la poubelle, à peine visible à cause d'un opaque nuage de fumée, donc, au moment où résonne à volume tout à fait déraisonnable le se(x|ns)uel et orgasmique Sex (I'm A) de Nathaniel Merriweather: la première impression est bien celle qui reste.

Plus tard, Everybody's Gotta Learn Sometimes de Beck me colle un terrible coup de blues, et "à partir de maintenant, je ne cherche plus, je trouve" -- facile à dire, ne dis jamais à un homme qui t'attend que tu n'as pas le temps. Préparer son planning de concerts pour novembre-décembre, demander des accréditations photo sans trop d'espoir, et se préparer de toutes façons à voir et entendre Stuart A. Staples ce soir, Poni Hoax et Nude la semaine prochaine, Oi Va Voi et Vicarious Bliss celle d'après, Muse et Anathema la suivante, et ne pas encore penser à 2007, cette année un peu incertaine qui annonce quelques moments avec My Brightest Diamond, Erik Truffaz, ou les Chemical Brothers.

C'est juste que la forme est jolie, mais je ne trouve pas de fond..
- Et alors ?




(Nathaniel Merriweather - Sex I'm A)
Lundi 20 novembre 2006 - 01:59
Appuyer sur le bonton "pause", et tout suspendre, d'un coup, brutalement. Cliquer sur "effacer", et repenser un instant à cette petite fille égocentrique, immature, ou les deux, flash-back, non, cliquer sur "effacer", et oublier, d'un coup, brutalement. Appuyer sur le bouton "pause", donc, et se noyer dans un verre d'eau, vivre à mi-temps, ne plus avoir le temps de rien, d'écrire ou d'échanger, de ressentir ou de lire, silences prolongés, "c'est moi", il faudra t'habituer.

Sortir, un peu. Concert(s) sans souvenirs, venir pour les images, ces éphémères héros de carton, arrière-goût et clichés techniquement parfaits, graphiquement propres, artistiquement convenables, mais sans émotion, sans cette petite touche de magie qui permettrait de dire plus qu'un laconique et superficiel c'est joli. C'est plus vraiment là qu'ça s'éc-out, rue Fontaine, il y a foul', mais maintenant.. on y vient en famille.

Ailleurs, de discussion en discussion, parler de tout, de rien, absurde ou essentiel, photographie, musique, sentiments, fantômes distants ou êtres vivants, et puis l'écriture, exhutoire, plaisir ou gagne-pain pour toi, pour elle, pour vous, pour nous, collage d'idées, avancer petit à petit, rassembler les morceaux, lire, relire, relier, affiner, divaguer, déplacer, supprimer, relire, recommencer, le moindre détail compte, le fond, perdu en sous-entendus, la forme, plus facile, paraboles, se méfier des mots autant que des apparences, et apprivoiser cet état d'esprit si difficile à trouver, si difficile à conserver, pour pouvoir jouer au je(u); ne pas trop se remettre en question, non, "ceci n'est pas un mode d'emploi".

Oublier de dormir, oublier le timing si précis des journées parisiennes, chercher sa place dans cette ville où tout va si vite, activer l'aura (in)amical, selon les circonstances, parfois, poser un lapin, s'excuser, ou pas, s'intégrer, ou pas, s'effacer ou s'imposer, observer, reconnaitre les amitiés, celles qui durent, questionner, sensibilité ou fragilité, faire attention aux détails, travailler, oublier de dormir, contrecoup, sombrer.

Se souvenir, un peu. De cette simple bise aux dizaines de significations différentes; aux autres, ceux qui ne perdent ni le nord, ni leur temps: clic, on efface et on recommence, à l'identique. Se repo(n)ser, souffler, s'allonger, se laisser séduire par l'élégant et fascinant Solyaris -Slowlaris- de Tarkovsky; on y dit que le seul défaut du sommeil est qu'il ressemble trop à la mort, pas seulement: il suffit de se remémorer ces cauchemars noirs et autres rêves plus doux, ceux qui amènent parfois, par exemple, à penser, au passé ou au présent, que l'amant(e) ne fait que partie du rêve, de ce rêve dont on ne se souviendra le lendemain que comme d'une jolie chose au goût amer, nuit sans rêves égale sommeil de mort, nuit sans vie.



(Interpol - Hands Away)
Lundi 13 novembre 2006 - 02:44
/a mess you don't wanna clean/
Fatigue latente, sérénité d'un instant, s'être livré sans crainte(s), toujours cette impression de confiance, curiosité ou culot mis à part, on reconnaît ce qu'on connaît, ce feeling, cet aura, sourire, quelque chose m'échappe.
Et puis, la douceur d'un dimanche matin sans fleurs sur mon palier ni muse à photographier, nuit blanche sans raison(s) apparente(s), sous la couette, essayer de figer cette lumière matinale si caractéristique des matins d'hiver, après une semaine peut-être trop intense en émotions, rencontres, discussions, découvertes, ce sentiment brutal d'un énorme vide, insatiable ou jamais content, surplus de mots, assimilation difficile, paradoxe, je n'arrive ni à les trouver, ni à leur trouver un sens cohérent, sans inconstance(s), je n'y arrive pas, simplement, quelque chose m'échappe.
I need time.

Et si on parlait plutôt de toi ?
Jeudi 9 novembre 2006 - 03:42
Et pour la dernière sƒérie de photos, en première partie de Chris Corner, Oxygen, "rock français" tournant avec Indochine, vraiment pas du tout mon truc mais très belle présence scénique..















Jeudi 9 novembre 2006 - 00:28
Un nouveau lien, là, en haut à gauche: 7è ciel(s).
Mercredi 8 novembre 2006 - 17:14
Lundi, en première partie de Carp, Montgomery, petit groupe rennais aux jolies paroles et mélodies filantes, sans prétention aucune, <private>même si le chanteur a plus qu'un petit air de Raphaël</private>.











Mercredi 8 novembre 2006 - 04:57
« Wow. Valentine. Sex love + power to you. C. »
200 personnes devant le 102bis, rue de Bagnolet, à l'heure de l'ouverture,
4 Liégois parfaitement adorables -- « 6 euros la pinte !! »
1 Damien poilu, parfaitement insupportable,
1 bouteille de Petrus ouverte sur scène, elle finira renversée,
2 adresses myspace notées soigneusement, dont
1 Maho au talent fou,
1 Sue Denim complètement défoncée,
1 Chris Corner.. indescriptible,
1 genou explosé, bleu, rouge, endolori, fatigué, va falloir se calmer,
1 compact disc dédicacé (hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!),
1 coupe de champagne,
15 clichés, livrés bruts, vivants, même brûlés au flash, surexposés, et non retouchés,
1 claque.





























Mardi 7 novembre 2006 - 03:40
seduced.
Je ne trouve pas de mots pour décrire cette rencontre avec Carp. Pas plus que je n'arrive à faire le tri dans ces quelques clichés, à trouver un quelconque critère de sélection permettant d'en conserver un au détriment d'un autre. Alors voilà.

































Lundi 6 novembre 2006 - 18:13
bordel.
Un concert par jour jusqu'à ce que mort s'ensuive, ce mois de novembre sera donc une hécatombe. Chris Corner, alias I Am X, sera de passage à la Flèche d'Or ce mardi 7 novembre, entrée libre. Chris Corner, c'est les Sneaker Pimps, le premier groupe que m'a fait découvrir «private»celle-qui-a-forgé-mes-goûts-musicaux«/private». Chris Corner, c'est une valise de souvenirs, d'étapes, de moments, de périodes. Chris Corner, c'est une date unique en France, attendue depuis bien trop longtemps. Chris Corner, c'est, en fait, simplement mon idole à moi.



(Sneaker Pimps - Low Five)



(I Am X - Kiss & Swallow)
Lundi 6 novembre 2006 - 09:02
bribes.
Des rêves bizarres, actuellement. Avant-hier, j'étais dans une salle d'examen, une cinquantaine de tables, une centaine d'étudiants studieux. Je ne sais pas ce que je faisais là, mais je crois que je n'y avais pas ma place. Une jolie blonde assise en diagonale me fait passer un mot manuscrit, tu as l'air de t'ennuyer, si tu ne fais rien vendredi, je pourrai occuper ton après-midi. Juste après, une collègue me dit qu'elle me répondra sur son blog. Puis, black-out.
Hier, Thom Yorke et Matthew Bellamy, invités à une soirée chez mon ami thaïlandais, dans un appartement parisien. Thom et Matthew se regardent en chiens de faïence. Je ne me souviens de rien, à part que Matthew était complètement apathique, et d'un détail, il serrait les mains très mollement.
Ne pas chercher à interpréter.
Dans la vraie vie réelle, comme une sentence, je plaide coupable: un concert par soir jusqu'à ce que mort s'ensuive. Chan Marshall, alias Cat Power, ce dimanche. Féline, touchante, naturelle, un instant de pure magie, pas de larmes, juste quelques tonnes d'émotions.
Plus tard, croiser, au hasard d'un restaurant en service non-stop, la jeune violoniste de Balval, lui faire un joli compliment, et la voir sourire comme je n'avais jamais vu quelqu'un sourire, tu as rendu une femme heureuse, me dit-on. Puis, Paris la nuit, c'est des bagnoles de flics et des taxis, marcher dans le froid, en rire, sourire. Sept heures trente, ligne 11, décalé, déphasé, tous ces gens qui vont travailler, et moi, et moi, je rentre me coucher. Constater qu'il n'y a plus de places réservables pour The Spinto Band et Beirut aux Inrocks, et s'endormir paisiblement, avec quelques jolies images dans la tête [pictonale:catpower].
Sérénité retrouvée; tout ceci tient finalement à si peu de choses.





« I believe I am the luckiest person alive. »



(Cat Power - We All Die)
Dimanche 5 novembre 2006 - 03:59
tricoti, tricota, tricatel.
Tricatel, c'est un logo reprenant les armoiries du secrétaire du roi Louis III de Naples, mais c'est aussi un petit label indépendant qui produit quelques groupes succulents, dont, entre autres AS Dragon, Helena Noguerra, ou encore April March, tous en écoute sur leur site. Ils organisaient ce samedi 4 novembre à l'espace Mains d'Oeuvres une petite sauterie autour de trois groupes typés indie-rock-qui-pête.

Tout d'abord Les Shades, une bande de jeunes *très* jeunes et *très* en forme, maîtrisant parfaitement la gymnastique scénale et les sourires ravageurs. [pictonale:lesshades]









Ensuite, Control Club, à peine une paire de semaines d'existence, et déjà pile au niveau du septième ciel. [pictonale:controlclub]





Et enfin, Housse de Racket, dans leur univers complètement décalé, mais si je vous dis que ces gens vont devenir des stars sous peu, vous ne me croirez pas, alors vissez-vous devant le vrai journal de canal ce mardi soir, et faites-vous votre propre avis sur Gwendooooooliiiiiiiiiiiiiiiiiine. Si vous êtes convaincus, ils devraient contribuer au réchauffement climatique de la Maroquinerie dans une dizaine de jours, après un petit détour par le pays de Guillaume Tell. [pictonale:houssederacket]












Samedi 4 novembre 2006 - 09:10
backwards.
Cigarette, et Edward's Hand. Un bouquin ouvert par terre, j'ai perdu la page. Harrowdown Hill dans la tête. Nuit sans rêves, un oeil ouvert, juste après l'autre, à l'heure où, habituellement, je rejoins Morphée, il est sept heures, très exactement. Enroulé dans la couette, tout habillé, juste déchaussé, certainement une définition implacable du mot épuisement.

Des pensées, se confier, des mots, trop de mots, cascades de mots, torrents de mots, je mélange tout, fou, flou, et ce rapport à l'autre, aux autres, ces rapports humains à [ré]apprendre, ça pourrait être si simple, mais j'ai oublié, démissionné; Cette note, sérénité affichée, cette voix, Charlie Winston, I often find easy to forget the things I want to do and be, touché, coulé, mais tu sais, rien n'est jamais gagné, tu le sais, l'illusionniste finirait par croire à ses propres tours, il suffit de s'en convaincre, watch me as I lose myself, rien n'est jamais acquis, ni définitif, tu le sais, could this be a reality, tu es bien dans l'instant présent, tu le sais, tout comme je sais d'expérience que je finirai forcément par lasser ou décevoir, défaitiste, dépressif ou simplement lucide, j'ai fini par croire à mes propres mensonges, tout comme je me revendique solitaire en haissant cette solitude parfois si pesante, cette abscence de tribu, tout comme je ne sais pas ce qui peut, maintenant, me porter, à part espérer un jour aimer et être aimé en retour, mais est-ce vraiment une fin en soi, non, il doit me manquer une clé. Could this be a reality, décousu, sûrement, hors-contexte, peut-être, mais je vais bien, ne t'en fais pas.

Pourboire. Un taxi qui crie votre portable monsieur. Le froid rue Feydeau. Des jeunes cons bourrés à la vodka qui hurlent à pleins poumons, hurlement sur hurlement, envahissement intégral d'espace vital, vite, fuir cette foule, je veux mon centimètre cube d'air frais, ou alors tu vas tous mourir. Ne penser à rien, c'est mieux que ne pas penser du tout, focus sur la musique, oh, que tu as bon goût, il ne manquait peut-être que Banquet, de Bloc Party, mais de toutes façons, je ne danserai pas, quelque chose me fait croire que je ne suis pas vraiment du bon côté des platines.

Ju, un vieux Canon-qui-fait-clac, si tu as adoré Sébastien Schuller, écoute Landscape, "Influences: Radiohead, Sigur Ros, A Silver Mt Zion Orchestra, Mogwai", effectivement, je crois que c'est clair.

Parenthèse sur l'objet du délit, Carp, juste un instant un peu magique, un peu triste, la belle gueule de Benoit, le sourire timide d'Antoine, un clavier Bontempi, penser à les revoir lundi, en formation complète, à la Flèche d'Or, par curiosité ou parce que.
Juste avant, plainte sur plainte, non mais c'est quand ils veulent, je suis venu pour un concert, ça ca vaut pas la peine, non mais et si tu te taisais un peu, regard noir, je crois qu'il a compris.

Truskel toujours trop tôt, je me retrouve littéralement enfermé avec des musiciens en pleine balance, un coin sombre, engager la conversation, on aurait pas du te laisser entrer, heh, non, je ne suis pas journaliste, mais c'est pas l'envie qui manque, un jour peut-être, oh, tiens, cette tête me dit quelque chose, effectivement, c'est bien tout le staff de Sébastien Schuller, sauf Sébastien Schuller himself.

Truskel trop tôt, porte close, je ne sais pas par quel miracle j'arrive encore à tenir debout, échoué dans une brasserie miteuse, de celles qui te serviront exactement ce dont tu rêvais: un grand chocolat chaud, une soupe à l'oignon, et un verre de vin. Client unique, service angélique, douceur et sourires, faits divers et banalités, Paris d'hiver, il ne manque plus que quelques flocons sur la rue du Quatre Septembre. Entracte, chercher les mots, mentalement, préparer une réponse, âmes perdues, c'est pas facile de dire la vérité sans brusquer, repenser à ces mots, je ne suis pas celui que tu attends, de boucle en parabole, répétition de faits, on inverse juste les rôles, un coup de foudre doit être réciproque, sinon c'est un coup de grâce, acquiescer, la boucle est bouclée, oh, que j'envie ton apparente sérénité.

« The past is so heavy
But it's something that I can't leave »




(Stuart A. Staples - That Leaving Feeling - feat. Lhasa De Sela)
Jeudi 2 novembre 2006 - 03:39
« Après un faux départ, il y a toujours un vrai départ. »
Y aller, tout simplement. Hésiter. Mais non, y aller, une dernière fois. Vite, une chemise, se faire beau, froid hivernal, prendre le métro, Mairie des Lilas, République, Grands Boulevards, Virgin. Le nouvel album d'Agoria, The Green Armchair, j'y tenais. Klanguage, Trentemöeller, Brigitte Fontaine, hmm, non, trop cher, tu m'étonnes que l'industrie du disque périclite, pour une moitié de CD je peux m'offrir deux bouquins, alors ca sera Despentes et Bukowski, faire la queue dix minutes en lisant le premier chapitre de Baise-moi et le premier chapitre de Pulp, tiens, non, remonter, prendre deux Vian, redescendre, refaire la queue en lisant le premier chapitre de L'herbe Rouge et le premier chapitre d'Et on tuera tous les affreux, payer, trente-trois euros et vingt-neuf centimes, ressortir, froid hivernal, ligne 9, un discman, objet has-been au possible mais bien pratique pour écouter cette espèce en voie de disparition qu'est le compact-disc. Seul sur le quai, clic-clac, écoute rapide, après un faux départ, il y a toujours un deuxième départ, à République, ressortir, acheter des cigarettes, retourner sous terre, ligne 8, une demoiselle seule sur le quai, larmes fraîchement séchées, sourire complice, elle sourit, ouf, j'ai pas perdu ma journée. Ce titre me fascine, alors, aligne toi, voilà, le réécouter, jusqu'à Montgallet, Paris-Carnet, un bar au centre de Paris, c'est une blague, enfin, bière, je viens de m'éteindre, oh non, je ne vais pas faire le moindre effort de socialisation devant ces tables hermétiques au possible, et, là-bas, ce gars qui ne se souvient jamais de mon prénom, on s'est vu quatre fois pourtant, mais ça m'étonne plus. Paris-Carnet n'est plus ce que c'était, pas un seul carnet, mais les optiques sont toutes plus imposantes les unes que les autres, à se demander qui aura la plus grosse. Ah si, j'ai trouvé. Paris-Carnet est mort, vive Paris-Photo. Tu sais, je n'aime pas discuter avec des appareils photo, mais plus tard, un mot, manuscrit, je me sens un peu bête, je ne sais pas comment engager la conversation, ça tombe bien, moi non plus, voilà, ça, c'est fait. Repartir, Montgallet, question, réponse, Bastille, Saint-Paul, un petit bar rouge, discuter, ou pas, on est bien, juste bien, aux vibrations d'une musique electro-minimaliste, je tends le CD d'Agoria au barman, le dernier titre, s'il-te-plaît, pas d'urgence, il le met quelques dizaines de secondes plus tard, s'ensuivent quatre minutes et trente-cinq secondes de silence. Merci. Discuter, ou pas, repartir sur le titre de fin, Cargo Culte, puis, Saint-Paul, upgrade your life, Châtelet, deux âmes perdues, une bise, tu aurais dû demander, les couloirs de Châtelet, moi, je suis au couloir un, juste là, à tes côtés, ligne 11, déplier le dépliant, lire les paroles, avant Belleville, on m'adresse la parole, oui, il est très bien, sourire, bonne soirée, 20 minutes, ce temps qui passe si vite, des arcs électriques à l'approche de Mairie des Lilas, je repense à Emilie, Sofiane, Sandra, Johann, Hélène, Meda, Solenne, Margaux, Sylvie, Gabriela, les autres, et à la jolie Léa qui ne me répondra pas, alors, se méfier des phéromones, et encore encore encore ces paroles, comme d'autres mots, coincidence, hasard, contexte, je ne sais pas, elles me touchent, là, à l'intérieur, dans l'instant.
Terminus.

« Après un faux départ, il y a toujours un deuxième départ.
Alors, aligne toi.
Voilà.

Moi, je suis au couloir un, juste là, à tes côtés.
Allongés dans cette douche à damier,
Un baiser aurait suffit à nous emporter.
L'ivresse aboutie, la comédie finie,
Les langues se délient, oh oui.

Un bustier noir volé au grand magasin
Le tourniquet de la cuvette en main,
Les doigts dans ma bouche, ton sein
Collé contre ma nuque, oh oui
Ce soir là tu m'as dit je t'aime toi la fleur tatouée.

Attrapée juste avant de s'envoler
Par un garçon pêcheur trop bien attentionné,

Volant au gré des voix
Elle ne regarde plus vers moi.

La peur de m'aimer,
De passer à côté de sa liberté
Impossible d'ignorer les garçons acidulés,
Mais que fait la jolie fleur tatouée?

Ce soir dis moi juste si tu m'aimes encore un peu

Mais vraiment quelle envie de rester?
À la lecture de tes pensées, j'aurai du décamper.
À quoi bon mesurer quelle dose d'amour s'était évaporée?
Tout ça pour s'oublier.

Une semaine pourtant violemment fusionelle
Au volant d'une mustang je nous voyais déjà tout plaquer
D'East Village à Bahia, de l'Arizona au Nirvana,
Après un faux départ il y a toujours un vrai départ.

Elle me croit parfait mais mon dieu qu'ai-je fait pour mériter ça.
Si fragile en l'état, au plomb sans super, rien de tout ça n'est moi.

Pourtant je voudrais panser tes plaies, cajoler ton âme, chérir ton passé,
Le voir s'écarter pour que de ta vie libérée
Tu profites sans être emprisonnée.
Après un faux départ il y a toujours un vrai départ, oh oui.

Je veux panser tes plaies, cajoler ton âme, chérir ton passé,
Le voir s'écarter pour que de ta vie libérée
Tu profites sans être emprisonnée.
Après un faux départ, oh oui.

Pourtant j'aimerai panser tes plaies, cajoler ton âme, chérir ton passé,
Le voir s'écarter pour que de ta vie libérée
Tu profites enfin sans être emprisonnée.
Que fait la jolie fleur tatouée?

Après un faux départ il y a toujours un deuxième départ.
J'ose y croire. »




(Agoria - Wrong Line)
Jeudi 2 novembre 2006 - 02:44
Constat clinique
« Les gens normaux ne blogguent pas. »

Mais où est donc passée Bidibi Jones ?


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